Des banques suisse et saint-marinaise devant le tribunal

Les banques suisse Edmond de Rothschild et la Banca Sammarinese di Investimento (BSI) de Saint-Marin, ainsi que deux des sept prévenus, comparaissent en justice pour des soupçons de blanchiment d'argent aggravé. Le procès, ouvert mercredi, concerne Antonio Perini, ancien directeur de la BSI, accusé d'avoir permis le dépôt d'une somme dissimulée de 9 millions d'euros et le retrait immédiat en espèces de 8 millions d'euros.

Un ancien oligarque russe dénonce une escroquerie

Le procès concerne également Pierre Grotz, ancien homme de confiance et conseiller en investissement de l'ancien oligarque russe Vitaly Malkin. Ancien sénateur russe, Malkin affirme avoir été escroqué de 20,9 millions d'euros dans une opération immobilière à Bonifacio (Corse-du-Sud), menée par Pierre Grotz et Jean-Noël Marcellesi, hôtelier et agent immobilier sur l'île. Malkin est partie civile au procès, qui doit durer jusqu'au 30 octobre.

Le tribunal se déclare incompétent pour une partie du dossier

Le tribunal s'est déclaré incompétent pour juger l'affaire concernant le transfert de 20,9 millions d'euros effectué par la société Greenvale de Vitaly Malkin, immatriculée aux îles Vierges britanniques, et depuis son compte suisse à Genève. Ce transfert a emprunté des circuits bancaires situés à l'étranger (Saint-Marin, Suisse, Bahamas) via des sociétés immatriculées au Panama, aux Émirats arabes unis et dans l'État américain du Delaware.

Les prévenus français restent sous la compétence du tribunal

Toutefois, le tribunal a conservé sa compétence pour juger les cinq autres prévenus en raison de leur nationalité française, bien que les infractions aient été commises à l'étranger. Parmi eux figure Jean-Noël Marcellesi, Corse poursuivi pour abus de confiance et blanchiment d'argent en bande organisée, une part importante des 20,9 millions d'euros ayant transité par ses comptes à l'étranger.

Le parquet évoque un possible appel

À l'audience, le parquet a jugé un « appel probable » de la décision probable, assorti d'une demande d'examen immédiat par la cour d'appel, ce qui imposerait alors la suspension du procès. La décision sera communiquée vendredi.