X signataires appellent à des mobilisations de la jeunesse les 24 octobre et 5 novembre, exigeant justice fiscale, sociale et environnementale face aux inégalités et à l'austérité.
Mobilisation de la jeunesse : appel à l'action
Des signataires, dont des syndicalistes, des militants écologistes, des intellectuels et des artistes, appellent à renforcer les mobilisations de la jeunesse, à faire converger les luttes sociales et à défendre une autre voie fondée sur la justice fiscale, sociale et environnementale ainsi que sur les libertés publiques. Ils appellent notamment à se mobiliser le 24 octobre et à généraliser la grève le 5 novembre.Colère sociale et mobilisation des jeunes
La colère sociale atteint un niveau rare. Des jeunes se lèvent pour dénoncer la dégradation du système éducatif et un avenir bouché, après un été marqué par l'aggravation des conséquences de la crise climatique. Cette mobilisation trouve un écho dans l'ensemble de la société, qui subit les effets de politiques injustes menées par les gouvernements successifs.Hausse des coûts et creusement des inégalités
La hausse des prix des carburants, de l'alimentation et du logement pousse beaucoup de personnes à peiner pour satisfaire leurs besoins essentiels, contraintes de choisir entre se chauffer, se nourrir, se déplacer ou se soigner. Les inégalités se sont creusées à cause de choix fiscaux, budgétaires et économiques favorables aux ultra-riches et aux grandes entreprises.Disparités économiques et propositions d'austérité
Alors que les profits et les distributions de dividendes des entreprises du CAC 40 atteignent des records, le taux de pauvreté est à son niveau le plus élevé de l'histoire. Les discussions budgétaires en cours portent sur une proposition injuste qui appauvrirait davantage les classes populaires et étoufferait les services publics, déjà sous-financés malgré des besoins immenses dans les écoles, les lycées et les hôpitaux.Une austérité venue de toutes parts
Le gouvernement n'est pas le seul à proposer des politiques d'austérité : le RN a annoncé un « effort radical » de 140 milliards d'euros d'économies d'ici 2032 s'il accède au pouvoir. Le mouvement de jeunesse reprend le flambeau des mobilisations précédentes pour la justice sociale et environnementale et les libertés publiques, exprimant son indignation face à la dégradation des conditions de vie, sa crainte de l'avenir et son espoir d'alternatives fondées sur la justice fiscale, sociale et environnementale.Réponse du gouvernement et répression
Le gouvernement a répondu par la répression, en utilisant la couverture médiatique pour stigmatiser les manifestants tout en passant sous silence les véritables causes et aspirations du mouvement. Ce tournant autoritaire est lié au refus du gouvernement de remettre en cause ses politiques favorables aux plus aisés, ainsi qu'à son recours à des mensonges et à des manipulations pour rejeter la responsabilité sur « l'ultra-gauche » ou, plus largement, sur le camp du progrès social et environnemental.Revendications et objectifs du mouvement
Les revendications du mouvement comprennent le renforcement des services publics pour garantir un accès équitable à l'éducation, à la santé, au logement et aux transports ; la mise en œuvre d'une politique climatique ambitieuse et du plan d'urgence de 10 milliards d'euros dans le budget 2027 ; des mesures de justice fiscale pour financer les actions nécessaires ; l'amélioration du pouvoir d'achat, en particulier des salaires ; et l'interdiction des armes provoquant des mutilations ainsi que des techniques d'interrogatoire mortelles.Rejet de la répression et appel à l'action
Les signataires réaffirment la légitimité du mouvement actuel et rejettent le virage vers la répression, l'injustice, l'intolérance et l'autoritarisme. Ils appellent à amplifier la mobilisation le 24 octobre et à généraliser la grève le 5 novembre, afin que les revendications de justice fiscale, sociale et environnementale soient entendues.Signataires notables
Les premiers signataires comprennent Raphaël Pradeau et Youlie Yamamoto, porte-parole d'Attac ; Eloïse Lefebvre Milon, secrétaire générale de l'Union étudiante ; Ryad Rani, président du Syndicat lycéen ; Lucie Clamens, co-secrétaire fédérale de Solidaires Etudiant-e-s ; Yassine Benyettou, Red jeunes ; Julie Ferrua et Murielle Guibert, déléguées générales co-élues de l'Union syndicale Solidaires ; Caroline Chevé, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire ; Thomas Gibert et Fanny Metrat, porte-parole de la Confédération paysanne ; Camille Dupond, co-porte-parole des Soulèvements de la Terre ; Julien Le Guet, co-porte-parole de Collectifs Bassines Non Merci - Inter-BNM ; François Chertier, Greenpeace ; Céline Meresse, présidente du CRID ; #NousToutes ; Lounes Dupeux, co-président d'Les Amis de la Terre France ; Amal Bentounsi et Omar Slaouti, militants antiracistes ; Sebastian Roché, sociologue ; Thomas Wagner, fondateur de Bon Pote ; Marie Chureau, militante et avocate pour l'écologie et les droits humains ; Kaddour Hadadi (HK), artiste ; Corinne Masiero, actrice ; Robert Guédiguian, réalisateur ; Nina Faure, réalisatrice ; Gilles Perret, réalisateur ; Eric Lagadec, astrophysicien ; Juliette Arnaud, chroniqueuse ; Guillaume Meurice, humoriste ; Aymeric Lompret, humoriste ; Florence Mendez, humoriste ; Pierre-Emmanuel Barré, humoriste ; Angélique Grosmaire, secrétaire générale de la fédération SUD-PTT ; Julien Troccaz, secrétaire fédéral de SUD-Rail ; Sandra Demarcq, secrétaire générale de Solidaires Finances publiques ; Aurélie Gagnier, Sandrine Monier et Nicolas Wallet, co-secrétaires généraux de la FSU-SNUipp ; Info’Com-CGT ; Fanny Petitbon, responsable de France 350 ; Zoé Pélegry, porte-parole d'Alternatiba ; Franzeska Bindé, porte-parole d'Action non-violente COP21 (ANV-COP21) ; Isabelle Mathurin, co-présidente de la Convergence nationale des services publics ; Action Justice Climat Paris ; Ludivine Bantigny, historienne ; Laurence De Cock, historienne ; Mathilde Larrère, historienne ; Claire Dujardin, avocate et ancienne présidente du SAF ; Raphaël Kempf, avocat, élu au Conseil de l'ordre des avocats de Paris ; Margot Mahoudeau, présidente de l'Espace santé trans ; Ana Azaria, Comité national pour l'égalité des femmes ; Monique Dental, Réseau féministe « Ruptures » ; Christian Delarue, président du CADTM ; Romain Olla, Victoires populaires ; TataDrapi, créatrice de contenus ; Geneviève Legay, gilet jaune, altermondialiste ; Bernard Langlois, journaliste retraité, cofondateur de Politis.Liste complète disponible en ligne
La liste complète des signataires est disponible sur le site d'Attac : www.france.attac.org.