Une colère sociale à des niveaux inédits

À la fin de 2026, la colère sociale atteint un niveau rarement égalé, sous l'effet de la dégradation des conséquences de la crise climatique et d'un système éducatif en difficulté, selon plusieurs rapports. Les jeunes se sont mobilisés pour protester contre ces problèmes, dénonçant un avenir bouché et les effets de politiques injustes menées par les gouvernements successifs.

Face aux besoins essentiels

Alors que les prix du carburant, de l'alimentation et du logement ne cessent d'augmenter, beaucoup de personnes peinent à couvrir leurs besoins essentiels et doivent choisir entre se chauffer, manger, se déplacer ou se soigner. Les inégalités s'accentuent, en grande partie à cause des choix budgétaires, fiscaux et économiques opérés depuis dix ans, qui ont favorisé les ultra-riches et les grandes entreprises.

Profits des entreprises contre hausse de la pauvreté

Alors que les bénéfices des entreprises du CAC 40 et les distributions de dividendes atteignent des records, le taux de pauvreté est à son niveau le plus haut de l'histoire. Les raisons de la colère des jeunes sont légitimes, comme l'ont souligné plusieurs sources. Les débats budgétaires portent sur un projet de budget injuste, qui appauvrirait davantage la classe ouvrière et étoufferait des services publics souffrant déjà d'un sous-financement chronique.

Inaction climatique et répression

Les incendies monstrueux de cet été ont dramatiquement illustré l'inaction face au changement climatique et les conséquences de l'austérité budgétaire sur les moyens dont disposent les pompiers. Le gouvernement n'est pas le seul à proposer cette politique d'austérité injuste comme unique horizon : le RN rivalise d'ardeur dans la destruction des services publics. Marine Le Pen a annoncé un « effort radical » de 140 milliards d'euros d'économies d'ici 2032 si le parti d'extrême droite accédait au pouvoir.

Mobilisation de la jeunesse et réponse du gouvernement

Dans ce contexte, la mobilisation des jeunes prend le relais des grandes mobilisations des dernières années pour la justice sociale et environnementale et pour les libertés publiques. Elle exprime le même message : l'indignation face à la dégradation des conditions de vie, la peur de l'avenir et l'espoir d'alternatives de justice fiscale, sociale et environnementale. Pourtant, le gouvernement a choisi une répression systématique pour étouffer le mouvement lancé par la jeunesse.

Dérive autoritaire et biais médiatique

Cette réponse répressive repose sur une couverture médiatique qui stigmatise les manifestants et omet soigneusement de rappeler les véritables causes et aspirations de ce mouvement. On observe une dérive autoritaire, qui va de pair avec le refus persistant du gouvernement d'assumer son bilan et de remettre en question sa politique injuste en faveur des plus aisés.

Récits fallacieux et mesures d'urgence

Pire encore, il multiplie les mensonges et les manipulations pour faire porter la responsabilité de son échec à un fantasme d'« ultragauche », voire à l'ensemble du camp du progrès social et environnemental. Il met en place un état d'urgence qui ne dit pas son nom et prévoit l'intervention de l'armée dans les rues. Ce choix est irresponsable et dangereux pour la démocratie, ainsi que pour l'intégrité physique de celles et ceux qui défendent celle-ci dans le cadre de ces mobilisations.

Appels à la justice et à l'action

La situation n'est ni une fatalité ni une injustice que l'on devrait accepter en silence. Le mouvement de la jeunesse exprime le refus de la hausse des inégalités, de l'injustice fiscale et de l'inaction climatique, mais aussi un espoir de changement. Les propositions portées par ce mouvement doivent être entendues : les services publics doivent être renforcés pour garantir un accès équitable à l'éducation, à la santé, au logement et aux transports.

Revendications urgentes et signataires

Il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures de justice fiscale pour financer ces urgences, l'action publique et les investissements indispensables pour répondre aux défis climatiques, énergétiques, environnementaux, sociaux, économiques et démocratiques. Parmi les premiers signataires figurent Raphaël Pradeau et Youlie Yamamoto, porte-parole d'Attac, Eloïse Lefebvre Milon, secrétaire générale de l'Union étudiante, ainsi que de nombreuses autres personnes, dont la liste figure sur le site d'Attac.