Une manifestation à Paris rassemble des groupes variés

Le 17 octobre 2026, des militants écologistes, des agriculteurs et des étudiants se sont rassemblés à Paris pour une grande manifestation. L'événement a marqué la convergence de plusieurs mouvements, mettant en lumière des préoccupations communes concernant l'éducation, les conditions de vie et les politiques gouvernementales.

Kaméra Vesic participe à la mobilisation

Kaméra Vesic, fondatrice de l'association PikPik, a participé à la manifestation alors qu'elle avait perdu la voix à force de scander des slogans plus tôt dans la journée. Elle a insisté sur l'importance de répondre aux besoins fondamentaux pour garantir un avenir vivable et a exprimé sa colère face au traitement réservé aux jeunes manifestants.

Des projets de mobilisation tournés vers l'avenir

Du 22 au 25 octobre, l'association de Mme Vesic organisera à Île-Saint-Denis un Festival de l'écologie populaire. Au programme figurent des débats sur les luttes sociales et environnementales, qui reflètent l'orientation du mouvement vers l'avenir. Le Mouvement du 26 septembre prévoit sa prochaine mobilisation le 14 novembre, autour du thème « l'avenir ».

Benjamin Ball présente les défis du mouvement

Benjamin Ball, cofondateur du Mouvement du 26 septembre, a souligné ses inquiétudes pour l'avenir des jeunes comme des adultes, en citant les perspectives de carrière, les retraites et la stabilité du logement. Il a relevé que les militants écologistes s'étaient coordonnés avec des groupes comme les Gilets jaunes pour organiser des manifestations et négocier avec les autorités.

Luttes interconnectées et coordination

M. Ball a insisté sur la nécessité de relier les luttes environnementales et sociales afin de restaurer la confiance entre des mouvements jusque-là séparés. Des militants des Soulèvements de la Terre et d'Extinction Rebellion (XR) ont apporté leur soutien, notamment une formation aux premiers secours et une aide logistique, à plus de 400 personnes pendant les manifestations.

Les actions symboliques d'XR

Des militants d'XR ont drapé une veste sur une statue de la place de la République, accompagnée du message « écoles délabrées, jeunesse sacrifiée ». Ils ont ensuite accroché une gilet jaune pour dénoncer la répression policière, notamment les violences visant des manifestants algériens en 1961. Api, l'un des grimpeurs, a souligné que la critique des violences policières est désormais largement partagée par tous les mouvements.

Critique des politiques d'Emmanuel Macron

Christophe Van Hoorne, de la Confédération paysanne, s'est interrogé sur ce qu'Emmanuel Macron propose aux jeunes pour leur avenir, estimant que les politiques libérales constituent la seule réponse aux revendications d'un avenir meilleur. Vipulan Puvaneswaran, des Soulèvements de la Terre, a relevé que la révolte comporte des formes de violence inquiétantes, comme le pillage de grandes enseignes telles que Galeries Lafayette et Carrefour.

Réaction du gouvernement et continuité du mouvement

Emmanuel Macron a appelé à ne pas confondre les revendications légitimes avec les actes de personnes qui ont détruit des biens. Vipulan Puvaneswaran a affirmé que le gouvernement cherche à délégitimer certains groupes, tout en reconnaissant la continuité du mouvement. Sylvine Bouffaron, de Greenpeace à Lyon, a déclaré que soutenir des conditions de vie dignes, c'est être dans la rue aux côtés des étudiants et des travailleurs. La prochaine étape de la mobilisation, baptisée « acte II », est prévue le 24 octobre.