Le calendrier électoral suscite des inquiétudes

Bruno Retailleau, candidat des Républicains, a exprimé des inquiétudes au sujet du calendrier de la prochaine élection présidentielle française. Il estime que la tenue du second tour le 2 mai, le lendemain des manifestations du 1er mai, pourrait provoquer des perturbations et nuire au bon déroulement du scrutin.

Les dates du scrutin sont fixées par la loi

Les dates de l'élection présidentielle française sont déterminées en fonction de la fin du mandat du président en exercice. Le quinquennat d'Emmanuel Macron prendra fin le 13 mai 2027. Le scrutin doit avoir lieu au moins 20 jours et au plus 35 jours avant cette date, les deux tours étant séparés exactement de deux semaines.

Des options limitées pour la date du premier tour

Dominique Volut, médiateur et avocat en droit public, explique qu'il n'existe que deux dimanches possibles pour le premier tour : le 11 avril et le 18 avril. Si le président pourrait théoriquement avancer le scrutin d'une semaine, Dominique Volut souligne que la marge de manœuvre pour modifier les dates est très étroite.

Modifier la date est juridiquement complexe

Changer la date de l'élection nécessiterait de modifier le décret qui convoque les électeurs. Selon Dominique Volut, le Conseil constitutionnel pourrait examiner ce décret et déterminer s'il risque d'affecter l'intégrité des résultats. Un nouveau décret pourrait être contesté si les raisons du changement de date ne sont pas clairement justifiées.

Les précédents sont rares et régis par d'autres textes

Dominique Volut relève que le report d'une élection n'a jamais eu lieu sous la Cinquième République. Si certaines élections municipales avaient été reportées en 2020 en raison de la pandémie, ces décisions avaient été prises en vertu du droit des collectivités territoriales, et non par le Conseil constitutionnel. Il estime que le risque de manifestations six mois à l'avance est trop hypothétique pour justifier un changement de date.