Bruno Retailleau, candidat à la présidentielle, demande de changer la date du scrutin du 2 mai 2027 en raison des craintes liées aux manifestations du 1er mai.
Date de l'élection critiquée par un candidat
Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, critique la date prévue pour le second tour de l'élection présidentielle française, fixée au 2 mai 2027. Il estime que cette date pourrait conduire au chaos en raison de manifestations éventuelles la veille, le 1er mai.Inquiétudes liées aux manifestations du 1er mai
M. Retailleau a exprimé ses inquiétudes le 19 octobre, affirmant que cette date était une « mauvaise date » en raison de récentes manifestations nationales ayant perturbé plusieurs villes de France. Il a souligné que le second tour est fixé au lendemain du 1er mai, Journée internationale des travailleurs, ce qui, selon lui, pourrait provoquer des troubles à l'ordre public.Risques d'un scrutin le 2 mai
M. Retailleau affirme que la tenue du second tour le 2 mai risquerait de provoquer des manifestations et des problèmes d'ordre public la veille du vote. Il qualifie cette date de « totalement contraire à l'idée que nous nous faisons, dans les démocraties, de l'organisation des élections ».Le choix du gouvernement remis en question
M. Retailleau indique que le gouvernement et le président de la République ont retenu le 2 mai, une date qui, selon lui, n'a pas été recommandée par la majorité des partis politiques. Il ajoute que l'élection est « la dernière chance » pour la France et que la mobilisation nationale récente du 17 octobre a mis en lumière les risques liés à la tenue du second tour le 2 mai.Calendrier électoral officiel
Le calendrier officiel fixe les deux tours de l'élection présidentielle aux dimanches 18 avril et 2 mai 2027. Le second tour se tiendra pendant la période de réserve, qui suit les traditionnelles manifestations du 1er mai.Le gouvernement répond aux critiques
En réponse aux inquiétudes de M. Retailleau, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé à éviter la polémique et a affirmé que le gouvernement « sait gérer le 1er mai ». Elle a souligné que les dates ont été fixées conformément aux exigences de la Constitution et après des concertations avec l'ensemble des forces politiques.