La France débat des dates de l'élection présidentielle de 2027 sur fond d'inquiétudes liées aux troubles du 1er mai et aux perturbations de campagne.
Les dates de l'élection font débat
Les dates de l'élection présidentielle de 2027, fixées aux dimanches 18 avril et 2 mai, sont débattues par les acteurs politiques. Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, s'inquiète à plusieurs reprises que le second tour, prévu le lendemain du 1er mai, puisse être perturbé par des troubles comparables aux violences survenues le 17 octobre.Inquiétudes liées aux manifestations du 1er mai
Bruno Retailleau soutient que la campagne électorale doit prendre fin à minuit le vendredi. Or, le 1er mai tombant un samedi, il craint que les candidats de gauche ne poursuivent leur campagne, ce qui troublerait la neutralité et le calme nécessaires avant le scrutin du dimanche. Louis Aliot, maire de Perpignan issu du Rassemblement national, partage des inquiétudes similaires et met en garde contre le fait que les manifestations du 1er mai, généralement organisées par les syndicats de gauche, pourraient perturber le scrutin.Soutien à un changement de dates en raison des tensions sociales
Raphaël Glucksmann, candidat du Parti socialiste et de Place publique, soutient également un changement de dates, en invoquant la polarisation de la société ainsi que des manifestations de haine et de violence. En revanche, Manuel Bompard, de La France insoumise, écarte ces inquiétudes en affirmant que le 1er mai est une journée de manifestations syndicales et qu'il n'y a pas vraiment de problème.Opposition à tout changement de dates et appels à la stabilité
Marc Fesneau, dirigeant des députés MoDem, s'oppose à tout report des dates prévues. Il critique l'idée d'anticiper des événements six mois à l'avance et met en garde contre le risque que des personnes saccagent ou détruisent les mairies. Selon lui, le système actuel n'est pas une démocratie mais la loi du plus fort.Le cadre juridique des dates de l'élection
Selon la Constitution, l'élection doit avoir lieu entre 20 et 35 jours avant la fin du mandat de cinq ans. Cela laisse deux possibilités de dates : les 11 et 25 avril, ou les 18 avril et 2 mai. Les dates retenues permettent que le second tour se tienne un dimanche, à un moment où deux zones sur trois ne seront plus en vacances, la troisième étant en train de revenir de vacances.La position du gouvernement sur le maintien des dates
Le gouvernement exclut de modifier les dates et affirme qu'il n'y a aucune raison de le faire, sauf à « se mettre à genoux devant les délinquants, les casseurs, les agitateurs qui ont semé la terreur dans le pays ces derniers jours et ces dernières semaines ». Toutefois, la loi permet la publication du « décret de convocation des électeurs » au plus tard dix semaines avant la date du scrutin, soit le 31 janvier si le gouvernement choisit de retenir les dates des 11 et 25 avril.