Le procès de Rohan Rane, 29 ans, s’ouvre lundi 5 octobre devant la cour d’assises de Paris. L’homme est accusé d’avoir commis des crimes entre 2019 et 2021 depuis sa chambre d’étudiant à Antibes, en France. L’enquête sur ses activités a débuté aux États-Unis, où les autorités ont identifié douze victimes. Malgré son incarcération en 2021, Rane aurait continué à cibler des mineurs par des moyens illégaux. Selon les procureurs, il utilisait des téléphones volés pour accéder à des vidéos troublantes de jeunes filles s’automutilant ou s’infligeant des blessures avec des couteaux. Rane serait resté actif en ligne même après son arrestation, privilégiant la plateforme de messagerie et de jeux Discord pour inciter des mineurs à rejoindre ce qu’il présentait comme une « secte ». Dans sa cellule de prison, il aurait laissé des messages glorifiant Adolf Hitler, dirigeant de l’Allemagne nazie, et Anders Breivik, terroriste d’extrême droite responsable d’un massacre en 2011 en Norvège. Ces symboles reflètent les penchants idéologiques de Rane, qu’il qualifiait lui-même de « fascistes » et de « masculinistes ». La cour d’assises de Paris commencera à examiner l’affaire lundi, en se concentrant sur les allégations d’abus et d’exploitation de mineures sur la plateforme. Les procureurs affirment que Rane leur a fait subir ce qu’il appelait des « pratiques abjectes », impliquant selon eux manipulation psychologique et coercition. Le procès devrait durer plusieurs semaines, et Rane risque, en cas de condamnation, une peine de prison à perpétuité. L’affaire Rane a retenu l’attention des autorités françaises et internationales, mettant en lumière les risques de manipulation en ligne, la diffusion d’idéologies extrémistes et la vulnérabilité des mineurs sur les plateformes numériques. Son procès sera suivi de près, car il aborde les liens entre technologie, santé mentale et radicalisation.