Un ours en guimauve enrobé de chocolat, créé en 1962, est devenu une icône adorée de la pâtisserie française, rivalisant avec le macaron en popularité et en polyvalence.
Origines de l'ours en chocolat à la guimauve
L'ours en chocolat enrobé de guimauve a été créé en 1962 par la chocolaterie Bouquet d'Or, à Villeneuve-d'Ascq, dans le nord de la France. Il est depuis devenu un produit phare de la pâtisserie française, aujourd'hui fabriqué par l'entreprise Cémoi, qui exploite toujours l'usine d'origine.Essor de la popularité et déclinaisons
Christophe Michalak a présenté l'ours au Plaza Athénée au début des années 2000, ce qui a contribué à sa notoriété croissante. Des boutiques éphémères ont vu le jour, et de nombreuses variantes de saveurs et de styles sont apparues, notamment des chocolats fins à l'intérieur de la guimauve et une confiture de fruits de la passion chez Hermé.Attrait psychologique et préférence des consommateurs
Sylvie Douce, créatrice du Salon du Chocolat, explique que le succès de l'ours tient à son attrait psychologique d'« objet transitionnel ». Le contraste entre le chocolat ferme et la guimauve moelleuse procure une sensation réconfortante, et les consommateurs aiment essayer de retirer en premier la tête ou la patte de l'ours.Défis du marché et évolution du produit
Stéphane Jitiaux, directeur général de Michalak, indique que les tentatives d'utilisation d'édulcorants ont échoué, la guimauve devenant « neigeuse ». La recherche d'un successeur au macaron a donné lieu à divers produits, mais l'ours en chocolat à la guimauve s'impose désormais comme un sérieux concurrent sur le marché.Succès commercial et limites
Patrick Morlière, de La Maison du Chocolat, souligne la rentabilité de l'ours, dont la fabrication est en partie automatisable et moins sensible aux variations du prix du cacao. Il reste toutefois une spécialité française, peu exportée en raison des différences de texture de la guimauve par rapport à la version américaine.Pierre Hermé et l'avenir de l'ours
Pierre Hermé, figure majeure de l'art du macaron, est le dernier grand converti à l'ours au chocolat et au praliné. Il confie à l'AFP en avoir assez d'entendre depuis dix ans que le macaron est mort, signe d'une évolution du paysage des desserts.