Origines de l'ourson chocolat-guimauve

L'ourson chocolat-guimauve, une friandise au goût réconfortant, est devenu un produit de luxe, souvent comparé au macaron. Créé en 1962 par la chocolaterie Bouquet d'Or à Villeneuve-d'Ascq, il a ensuite été racheté par Cémoi, qui continue de le fabriquer sur place.

Une popularité croissante

La friandise a gagné en notoriété au début des années 2000, lorsque le pâtissier Christophe Michalak l'a proposée à l'hôtel parisien de luxe Plaza Athénée. Sa popularité n'a cessé de croître depuis, en particulier avec l'essor des réseaux sociaux, ce qui a donné naissance à des boutiques éphémères et a conduit de nombreux chocolatiers et pâtissiers à l'adopter.

Déclinaisons et image de marque

Il existe aujourd'hui plusieurs déclinaisons de l'ourson chocolat-guimauve, chacune avec une garniture unique. On trouve notamment des chocolats haut de gamme chez Michalak, une confiture de fruit de la passion chez Hermé, un ourson « coulé » à La Maison du Chocolat et des couches de praliné chez Caffet, qui a déposé la formule « Sans conteste les meilleurs ours du monde ».

Psychologie et design

Sylvie Douce, créatrice du Salon du Chocolat, explique que le succès de l'ourson tient à son design, qui agit comme un « objet transitionnel » en associant la fermeté du chocolat à la douceur de la guimauve. Sa structure invite le consommateur à jouer avec lui, en essayant souvent de retirer d'abord la tête ou la patte.

Regard de la profession

Pascal Caffet, pâtissier qui affirme avoir vendu plus de 400 000 oursons en une année, décrit ce produit comme relevant de l'émulation plutôt que de la concurrence. Il souligne que l'ourson permet aux chocolatiers d'offrir une expérience de luxe accessible à des prix raisonnables. Patrick Morlière, de La Maison du Chocolat, fait état de « chiffres de vente incroyables » depuis le lancement de sa version en septembre.

Une spécialité française aux cousins internationaux

L'ourson chocolat-guimauve reste une spécialité française, peu exportée, car sa guimauve se distingue par sa texture de la version américaine. Il a de nombreux équivalents à l'étranger, comme le Bamsemums norvégien, les flødeboller danois ou le Schokokuss allemand, et figure dans les calendriers commerciaux, à Halloween comme à Pâques, à l'image du macaron.

Production et rentabilité

La production de l'ourson est en partie automatisée, ce qui la rend moins sensible aux fluctuations du cours du cacao. Avec une durée de conservation moyenne de deux mois, il offre une bonne marge dans le secteur de la pâtisserie artisanale. Stéphane Jitiaux, de Michalak, note que l'ourson partage des caractéristiques avec le macaron, un produit précédent à succès, tandis que Pierre Hermé, figure clé du succès du macaron, vient de lancer sa propre version de l'ourson au chocolat et au praliné.