Une étude récente publiée le 30 septembre 2026 dans la revue PLOS One examine comment un programme de marche plus intense, supervisé et progressif pourrait influencer la mobilité des adultes âgés fragiles ou à risque de le devenir. Des chercheurs de l’Université Northwestern et de l’Université de Chicago ont comparé deux approches de marche : l’une consistait à marcher à un rythme plus rapide et plus exigeant physiquement, tandis que l’autre permettait aux participants de choisir leur propre rythme, plus détendu. L’étude a porté sur 165 adultes, fragiles ou pré-fragiles, dont l’âge moyen était de 79,2 ans. Les participants ont suivi des séances de marche de 45 minutes, trois fois par semaine, pendant seize semaines. L’étude a été randomisée par lieu de résidence, ce qui signifie que les participants ont été répartis en groupes en fonction de leur lieu de vie, et non par assignation aléatoire. Les résultats ont montré que le programme de marche plus structuré et supervisé a conduit à des améliorations sur certains indicateurs de mobilité. Cependant, l’étude ne recommande pas une augmentation brutale de la vitesse de marche, mais plutôt une progression progressive. Selon les conclusions, 69,6 % des participants du groupe de marche intensive ont vu leur état de mobilité s’améliorer. La vitesse de marche est souvent utilisée comme mesure de base de la santé fonctionnelle, reflétant la capacité d’une personne à accomplir des tâches physiques quotidiennes. Bien que les résultats de l’étude soient prometteurs, le nombre de participants ayant abandonné l’étude pourrait affecter la fiabilité des conclusions. Les chercheurs estiment que des études supplémentaires, portant sur des groupes plus larges et plus diversifiés, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.