Certains automobilistes en France recourent à une méthode illégale pour réduire le coût du carburant, s’exposant ainsi à de lourdes sanctions. Selon Carbu.com, le prix moyen du diesel s’élève à 2,359 euros le litre. Certains conducteurs sont prêts à payer moins cher pour un plein, quitte à s’engager dans des activités illégales. Ces derniers jours, des témoignages se multiplient de personnes qui choisissent de remplir leur réservoir avec du gazole non routier, ou GNR, reconnaissable à sa teinte rougeâtre et bien moins cher.
Un artisan de Lorraine a expliqué pouvoir se procurer du GNR à 1,94 euro le litre. Franceinfo en a trouvé à 1,72 euro le litre dans une station-service de l’autre côté de la frontière franco-belge, où certains habitants du Nord se rendent. Le GNR est si bon marché parce qu’il est réservé à certains professionnels des secteurs agricole et du BTP, qui l’utilisent dans leurs machines à moindre coût. L’État a en effet réduit la taxation de ce carburant pour soutenir économiquement ces secteurs essentiels. Pourtant, son usage dans un véhicule routier est interdit, car il s’agit d’une fraude fiscale. En théorie, il faut présenter un certificat officiel ainsi que des numéros professionnels (SIRET pour une entreprise, MSA pour un exploitant agricole) pour acheter du GNR. Malgré cela, certains automobilistes parviennent à s’en procurer en contactant des agriculteurs ou en présentant des bidons dans une station-service belge, où les contrôles sont moins stricts.
Le GNR présente des caractéristiques proches de celles du diesel classique, même si sa composition diffère légèrement. Il contient moins de soufre, un indice de cétane plus élevé, des additifs et le colorant rouge qui lui donne son nom. Ces différences de composition, somme toute mineures, permettent généralement à un moteur diesel classique de fonctionner avec du GNR sans subir de dommage mécanique immédiat. Selon un garagiste interrogé par Le Parisien, cela est encore plus vrai pour les véhicules anciens, dont les moteurs diesel, plus simples et dotés de systèmes d’injection plus tolérants, résistent mieux que les modèles récents. Utiliser du GNR est donc mécaniquement moins risqué sur une voiture ancienne que sur un modèle plus récent. Mais moins risqué ne signifie pas sans risque. À long terme, rouler au GNR peut tout de même endommager le moteur.
En cas de contrôle, l’utilisateur s’expose à une amende comprise entre 500 et 1 250 euros (selon la quantité de carburant frauduleux), voire à la confiscation du véhicule. Dans les cas de fraude grave ou répétée, les peines peuvent aller jusqu’à trois ans de prison. Le colorant rouge présent dans le GNR est justement conçu pour faciliter la détection des fraudeurs par les forces de l’ordre et les douanes. Ce colorant laisse des traces durables, notamment dans le filtre à gasoil.
Plutôt que de prendre de tels risques en utilisant du GNR, il est préférable de demander une aide de l’État pour les gros rouleurs, si ce n’est pas déjà fait.
Les automobilistes français risquent des amendes et la prison pour avoir utilisé du diesel illégalement bon marché
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



