Les manifestations étudiantes en France ont mis en lumière le vieillissement des infrastructures des lycées, soulevant des préoccupations concernant les salles de classe surchargées, les emplois du temps confus et les dysfonctionnements de la plateforme Parcoursup, utilisée pour les admissions universitaires. Selon les statistiques du ministère de l’Éducation, rapportées par Le Monde, l’âge moyen des lycées en France est de 61 ans, et seulement 15 % de ces établissements, appelés « bahuts », ont été construits ou rénovés depuis 2015. L’entretien de ces établissements relève des conseils régionaux, qui gèrent les travaux et les réparations. En Auvergne-Rhône-Alpes, 265 lycées publics proposent des formations générales, technologiques et professionnelles, selon les chiffres 2024 des académies de la région. Au début de l’année scolaire 2022-2023, Florence Dubessy, vice-présidente de la majorité de Laurent Wauquiez chargée des questions éducatives, avait affirmé qu’aucun lycée de la région n’était classé en très mauvais état. Cette déclaration a cependant été remise en cause par des évaluations récentes. En 2023, quatre groupes de conseillers régionaux d’opposition – écologistes, socialistes, communistes et radicaux de gauche – ont lancé une enquête intitulée « Mission lycées » pour évaluer l’état réel des établissements. Cette initiative a mobilisé plus de 5 700 participants, dont 70 % étaient des lycéens. Les élus de l’opposition ont effectué des visites dans plusieurs lycées dans le cadre de leur évaluation. Malgré ces efforts, les résultats complets de l’enquête n’ont pas encore été rendus publics. Les conclusions de « Mission lycées » devraient permettre de dresser un tableau plus précis de l’état des lycées en France et pourraient influencer les décisions politiques futures. En attendant, le débat sur l’état des infrastructures éducatives se poursuit, avec des étudiants et des enseignants réclamant des locaux améliorés et un meilleur accompagnement pour la jeunesse du pays.