Les résidents des pays voisins tels que la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et la Lituanie ont eu accès au système Full Self-Driving (FSD) de Tesla depuis juin. Ce système permet des fonctionnalités avancées de conduite automatisée, telles que la navigation aux rond-points, comme le montrent des vidéos YouTube de véhicules Tesla à Amsterdam. Mercredi soir, le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a partagé un tweet suggérant des progrès dans les discussions avec le PDG de Tesla, Elon Musk, après une conférence vidéo. Le message incluait une photo de Musk portant un t-shirt "We, Robot" et faisant face au drapeau du ministère français. Les autorités ont travaillé avec Tesla pendant plusieurs mois sur des "adaptations techniques" visant à permettre à la France de soutenir l'homologation européenne du FSD. Ce projet marque une nouvelle phase, avec Tesla qui fournit deux véhicules pour des tests en route. FSD Supervised est un système de conduite autonome de niveau 2, ce qui signifie que le conducteur reste pleinement responsable lors de son utilisation. Il est proposé en abonnement mensuel en Europe à 99 euros et est déjà actif dans plusieurs pays européens, notamment les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Lituanie et l'Estonie. Cependant, il n'est pas disponible en France, où environ 260 000 véhicules Tesla pourraient techniquement l'utiliser. Le ministre Tabarot a déclaré précédemment que le système FSD actuel manquait de garanties de sécurité suffisantes pour être approuvé en France. Les préoccupations spécifiques incluent la tendance du système à dépasser les limites de vitesse en circulation et son incapacité à garantir une attention adéquate du conducteur dans les environnements urbains complexes, tels que les intersections et lors des changements de voie. Ces problèmes n'ont pas été résolus, selon le ministre. Tesla a soumis un dossier de preuves à l'Union européenne en septembre, comprenant huit études. Deux de ces études abordent directement les préoccupations françaises concernant la vitesse et la fatigue du conducteur. Cependant, les données utilisées dans ces études ont été réunies et publiées uniquement par Tesla, sans vérification indépendante, comme le note une note de bas de page. Le ministre n'a pas donné de détails sur la nature des "adaptations techniques", qui opéreront les deux véhicules de test, ou sur la durée des tests. La date clé pour l'avenir du FSD en Europe est le 6 octobre, lorsque le Comité technique des véhicules à moteur (CTMV) se réunira. Pour que le FSD soit officiellement reconnu à l'échelle de l'Union européenne, une majorité qualifiée est nécessaire : 15 des 27 États membres, représentant 65 % de la population de l'UE. La France, qui représente environ 15 % de cette population, jouit d'une influence considérable. Tesla est conscient de cela, ce qui explique pourquoi elle a participé à la conférence vidéo avec le ministre. Pour les propriétaires français de Tesla, le résultat de la réunion du 6 octobre déterminera si le FSD devient disponible à court terme. Si le vote est approuvé, le FSD pourrait être activé en France bientôt, bien que pas nécessairement immédiatement. Si le vote échoue, la France pourrait toujours choisir d'accepter l'homologation néerlandaise indépendamment, comme l'ont fait les cinq pays déjà utilisant le FSD depuis avril. Cependant, la France n'a pas encore fait cela, et le message récent du ministre ne montre aucun changement dans cette position. Pour l'instant, la France maintient sa position, laissant les deux options ouvertes jusqu'à la réunion du CTMV.