Une étude présentée lors de la Conference on Language Modeling suggère que, si l’intelligence artificielle peut améliorer la rapidité et la précision à court terme, elle pourrait aussi entraîner une dépendance soudaine à cette technologie. Des chercheurs ont testé cette hypothèse auprès de 1 222 personnes réparties dans trois expériences aléatoires. Ils ont constaté que les participants ayant utilisé des outils d’IA comme ChatGPT pour résoudre des problèmes de fractions obtenaient de meilleurs résultats au début, mais performaient bien moins bien lorsque l’aide de l’IA leur était retirée. Leur taux de réussite chutait d’environ 20 % par rapport à un groupe n’ayant pas eu recours à l’IA, et ils étaient deux fois plus susceptibles d’abandonner ou de sauter des questions. Des résultats similaires ont été observés dans des tests de lecture, où 61 % des participants assistés par l’IA demandaient directement des réponses à l’outil plutôt que de réfléchir par eux-mêmes.
L’étude souligne que la manière dont l’IA est utilisée influence les résultats cognitifs. Lorsque celle-ci est conçue pour proposer des indices, des explications ou des orientations plutôt que des réponses directes, l’impact négatif sur les compétences de réflexion est évité. Certaines plateformes d’apprentissage adaptatif, comme Duolingo et Khan Academy, intègrent des assistants d’IA programmés pour encourager la réflexion autonome grâce à une méthode appelée questionnement socratique, qui consiste à poser des questions stimulantes pour aider les utilisateurs à trouver eux-mêmes les réponses.
Dans le secteur technologique, des ingénieurs utilisant des outils de génération de code comme GitHub Copilot déclarent ressentir une surcharge mentale, car ils doivent constamment vérifier les erreurs dans les productions de l’IA. Lorsqu’ils cessent d’utiliser ces outils, ils peinent davantage à concevoir des logiciels complexes ou à résoudre manuellement des problèmes. De même, des gastro-entérologues utilisant l’IA pour détecter des polypes dans le tube digestif obtiennent de meilleurs résultats avec cet outil, mais leur capacité à repérer ces lésions sans assistance chute en dessous de leur niveau d’avant l’introduction de l’IA. Selon des enquêtes menées par le BCG, le passage constant entre des tâches assistées par l’IA et leur supervision augmente la fatigue mentale de 12 %, entraînant maux de tête et difficultés de concentration.
Les défenseurs de l’IA font valoir que, à l’instar des calculatrices ou des systèmes GPS, elle pourrait affaiblir certaines compétences mentales tout en permettant aux gens de se concentrer sur des tâches plus complexes. Le cerveau humain pourrait ainsi recentrer son attention, passant de l’exécution de tâches à la réflexion sur la résolution de problèmes plus vastes. Cependant, l’étude insiste sur la nécessité d’utiliser l’IA avec sagesse dans les milieux professionnels. Elle met en avant l’importance d’une approche équilibrée pour éviter une dépendance excessive à l’IA et préserver l’engagement cognitif.
Une étude révèle les effets cognitifs de la dépendance à l'IA dans la résolution de problèmes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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