Cinq cas autochtones du virus du Nil occidental ont été détectés en Auvergne-Rhône-Alpes, une première dans ces zones. Le pic épidémique est passé, mais la surveillance se poursuit.
Cinq cas en Auvergne-Rhône-Alpes
Cinq cas autochtones d'infection par le virus du Nil occidental ont été identifiés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont un dans le Rhône, un dans l'Ain, un en Isère et deux dans la Drôme. C'est la première fois que le virus est détecté dans ces secteurs.Le pic épidémique est passé
Le dernier bilan de Santé publique France fait état d'un pic épidémique vers la mi-août, suivi d'une baisse progressive. Cette tendance confirme que le pic est désormais passé, y compris dans la région concernée.Les moustiques propagent le virus
Le virus du Nil occidental est transmis par des moustiques du genre Culex, présents sur l'ensemble du territoire français. Ces moustiques sont actifs de mai à novembre, et leur rôle dans la propagation du virus constitue un axe central de la surveillance.Surveillance et prévention
Le dispositif de surveillance français impose la déclaration obligatoire des cas confirmés. L'un des objectifs est de réduire le risque de transmission par les dons de sang et d'autres produits d'origine humaine dans les zones où le virus circule.Bilan national
Au 12 octobre, 178 cas autochtones de virus du Nil occidental ont été recensés à l'échelle nationale, contre 62 pour l'ensemble de l'année 2025. Parmi eux, 29 étaient asymptomatiques et ont été détectés lors du dépistage des dons de sang, tandis que 149 étaient symptomatiques, dont 69 présentaient une forme neuroinvasive.La surveillance se poursuit
Les autorités sanitaires continuent de suivre la situation jusqu'au 30 novembre, fin de la période d'activité des moustiques. D'autres efforts, comme la nouvelle technique de lutte contre le moustique tigre mise en place à Mions, sont explorés pour limiter la propagation de ces insectes vecteurs de maladies.