Les cas du virus du Nil occidental en France grimpent à 195, soit plus du triple du total de 2025, alors qu'aucun vaccin n'existe et que le changement climatique favorise sa propagation.
Forte hausse des cas de virus du Nil occidental en France
Santé publique France (SPF) a signalé une hausse importante des infections au virus du Nil occidental, avec 17 nouveaux cas enregistrés le 19 octobre, portant le total à 195 à cette date. Ce chiffre dépasse plus de trois fois le nombre total de cas recensés pour l'ensemble de l'année 2025, qui avait déjà été un record avec 62 cas.Surveillance maintenue jusqu'en novembre
La surveillance renforcée des arboviroses, dont le virus du Nil occidental, se poursuit en France jusqu'à la fin du mois de novembre. Si l'infection est généralement bénigne, environ 1 % des cas peuvent entraîner des complications neurologiques graves, en particulier chez les personnes âgées ou immunodéprimées.Symptômes et décès signalés
Parmi les 195 personnes infectées, 160 ont présenté des symptômes, dont 76 cas accompagnés de complications neurologiques. Six décès ont été signalés, bien que SPF précise que les données disponibles ne permettent pas de confirmer que le virus en a été la cause directe.Le changement climatique lié à la propagation du virus
La propagation du virus du Nil occidental est associée au changement climatique, qui a permis au virus de remonter vers le nord à travers l'Europe. Auparavant concentré autour de la Méditerranée, le virus est désormais transmis par des moustiques du genre Culex qui ont piqué des oiseaux infectés, puis piquent des humains.Nouveaux records en Europe
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a indiqué que 2026 est une année record pour le virus du Nil occidental en Europe, avec plus de 1 900 cas dans 19 pays. L'Italie et la Grèce sont les plus touchées, tandis qu'en France métropolitaine, le chikungunya et la dengue, transmis par le moustique tigre, ont entraîné 190 cas autochtones depuis le mois de mai.Appel à une meilleure sensibilisation et surveillance
Étienne Pot, directeur général de SPF, a souligné l'importance de surveiller de près ces maladies et de reformer les professionnels de santé aux nouvelles maladies transmises par les moustiques. Il a indiqué ne pas avoir été formé au virus du Nil occidental pendant ses études de médecine, soulignant ainsi le besoin croissant de mettre à jour les connaissances dans le domaine médical.