Les occupants d'un bâtiment municipal risquent l'expulsion, craignant la perte de services communautaires et d'espaces culturels alors que la ville prévoit de réaffecter le site.
Fin de l'occupation des locaux le 30 août
L'occupation des locaux a pris fin le 30 août, sans que la convention ne soit renouvelée automatiquement, ce qui laisse aux occupants jusqu'au 30 novembre pour préparer leur départ. Ce délai constitue une dernière période pour les personnes qui vivent ou travaillent dans le bâtiment afin d'organiser leur déménagement.La commune présente ses projets d'avenir
Lors d'une rencontre avec la CGT le 3 septembre, la municipalité a expliqué son intention de réaffecter le bâtiment à différents services municipaux. Les occupants font toutefois remarquer que le projet reste largement flou, les services concernés, les études, les travaux, le financement et le calendrier n'étant pas encore arrêtés.Les occupants remettent la décision en question
Les occupants ont déclaré que la décision de quitter les locaux était antérieure au projet censé la justifier. Ils ont exprimé leur incompréhension et leur inquiétude, en demandant simplement : « Nous voudrions seulement savoir s'il existe un projet et, si oui, lequel. »Proposition de délocalisation et regroupement des services
Une proposition de transfert de la police municipale circule dans la ville, accompagnée du regroupement d'autres services municipaux, dont certains paient un loyer en ville. Le centre, depuis longtemps un lieu de rencontre pour les salariés, les retraités et les jeunes, se trouve au cœur de ces discussions.Inquiétudes quant aux conséquences pour la population
Jean-Pierre Daros, président d'honneur de la CFDT Gard-Lozère, a averti que la suppression de la possibilité de recevoir des personnes à Bagnols pourrait faire que des gens soient « perdus ». Thierry Tacussel, du syndicat national de la métallurgie et du nucléaire (S2NM), reçoit des salariés pour des accidents du travail, des maladies professionnelles et des litiges avec leur employeur.Appel à une action commune
Force ouvrière plaide pour que les organisations s'expriment d'une seule voix afin de défendre les salariés et « de faire en sorte que personne ne soit laissé au bord du chemin ». Pascal Le Boulch, secrétaire général de l'UL CGT, a souligné qu'il existe un marché de l'emploi dans toute ville digne de ce nom et que la disparition des associations entraînerait un « effondrement total » de la vie communale.Des préoccupations plus larges pour la ville
Le collectif exprime également son inquiétude pour la vie plus générale de la ville, citant par exemple la Pyramide, le musée Albert-André ou le cinéma. Il craint que les conventions accordées aux associations hébergées dans des locaux municipaux ne soient pas renouvelées et appelle les autres associations à rejoindre sa cause.Un bâtiment qui a besoin de travaux
Les occupants souhaiteraient que le bâtiment soit rénové, soulignant l'absence d'accès pour les personnes à mobilité réduite ainsi que des normes électriques dépassées. La CGT a déjà écrit à l'Agglomération et à la ville et compte saisir le préfet pour obtenir une solution.Le collectif intensifie sa mobilisation
Déjà présent sur les marchés, le collectif entend intensifier son appel à la population, en quête d'un soutien plus large à ses inquiétudes concernant l'avenir du bâtiment et du tissu social de la ville.