Junior Kpoku, un rugbyman de 22 ans, progresse à haut niveau en France, ce qui l’éloigne un peu plus de la possibilité de jouer pour l’Angleterre et le rapproche d’une sélection en équipe de France. Il a rejoint le club toulonnais en janvier 2023 et a déjà disputé 13 matchs lors de sa première saison, dont un en tant que titulaire en demi-finale de la Champions Cup. Ses performances solides en mêlée — où les joueurs se regroupent pour récupérer le ballon — en ont fait un joueur très apprécié du rugby français, et il figure désormais régulièrement dans le XV de départ de Toulon. Kpoku était prêté par Racing 92 la saison dernière et a depuis obtenu une place de titulaire à Toulon. Il sera éligible pour l’équipe de France dans deux ans, bien que la naturalisation puisse théoriquement intervenir la dernière année de son contrat, qui s’achève en 2029. Cependant, il devra avoir résidé cinq ans en France avant de pouvoir être sélectionné, puisqu’il est arrivé en 2023. Malgré cela, il a déjà joué 16 matchs avec l’équipe d’Angleterre des moins de 20 ans et hésite encore entre représenter l’Angleterre ou la France. Les joueurs éligibles pour l’équipe d’Angleterre sont généralement tenus de jouer en Premiership, le championnat de rugby anglais de haut niveau. Il existe toutefois une clause pour « circonstances exceptionnelles » qui permet des dérogations, comme ce fut le cas pour Jack Willis, sélectionné après son arrivée à Toulouse à la suite de la faillite des Wasps, ou lorsque Henry Arundell espérait en bénéficier après la disparition de London Irish. Ces exceptions restent rares et concernent généralement des joueurs contraints de quitter des clubs disparus, et non ceux qui choisissent de partir, comme Kpoku. Kpoku confie que l’idée de jouer pour la France lui trotte dans la tête, mais il estime avoir besoin de plus de temps pour se développer et se préparer. Né au Royaume-Uni, ses parents sont originaires de la République démocratique du Congo. Il a pratiqué le rugby au Royaume-Uni durant sa jeunesse avant de terminer sa formation en France. Il estime être prêt pour la compétition internationale dans deux ans. Sur le plan des comparaisons au sein de l’équipe de France, le profil de Kpoku rappelle celui de Thibaud Flament, même s’il n’y a pas de correspondance exacte. Kpoku est grand, rapide et particulièrement efficace en mêlée. D’autres joueurs comme Florian Verhaeghe ou Hugo Auradou montrent également des promesses en tant que remplaçants ou ajouts potentiels à l’effectif de Toulon. La capacité de Kpoku à évoluer en troisième ligne — une position souvent exigeante en défense comme en attaque — lui confère un avantage certain, car il conserve son efficacité lors des repositionnements. Il affiche un taux de réussite défensive de 91 % et a remporté quatre ballons de contre lors de sa première saison complète chez les professionnels, ce qui laisse entrevoir une marge de progression importante.