Refus de prêt immobilier liés aux plafonds de revenus

Un prêt immobilier peut être refusé si les mensualités de l'emprunteur dépassent 35 % de ses revenus nets, une règle fixée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) en janvier 2022. Ce seuil n'a pas changé, mais une étude du courtier Pretto réalisée en mai a révélé qu'environ 34 000 ménages financièrement stables sont exclus chaque année en raison de cette restriction.

Les taux d'usure limitent l'accord des prêts

Depuis le 1er octobre 2026, le taux d'usure, c'est-à-dire le taux d'intérêt maximal autorisé pour un prêt, est fixé à 5,40 % pour les prêts d'une durée de 20 ans ou plus, et à 4,68 % pour les prêts d'une durée comprise entre 10 et 20 ans. Pourtant, les taux des prêts actuels augmentent plus vite que ces plafonds. En avril, le courtier CAFPI a constaté que 14 % des demandes de prêt dépassaient déjà le taux d'usure, les rendant inéligibles à l'octroi.

Les exigences d'apport personnel influencent la réussite du prêt

Bien qu'aucune obligation légale n'impose un apport personnel, les banques attendent généralement un apport d'au moins 7 à 8 % du prix du bien pour couvrir les frais de notaire. En juillet 2026, l'apport moyen s'élevait à près de 40 000 euros, et à 34 000 euros en moyenne pour les primo-accédants. Parmi les solutions pour atteindre ce montant figurent le prêt à taux zéro (PTZ) pour les primo-accédants, le dispositif Action Logement pour les salariés du secteur privé, ou les donations familiales.

La situation professionnelle influe sur l'octroi du prêt

La situation professionnelle de l'emprunteur peut affecter sa capacité à obtenir un prêt. Les personnes en contrat à durée déterminée (CDD), en période d'essai, ou travaillant à leur compte depuis seulement quelques mois peuvent rencontrer des difficultés. Les banques exigent souvent un contrat à durée indéterminée (CDI) ou plusieurs bilans financiers pour les travailleurs non salariés. Attendre la fin d'une période d'essai ou une année fiscale supplémentaire peut améliorer les chances, tout comme ajouter un co-emprunteur en CDI ou fournir des bulletins de salaire et des documents fiscaux sur une longue période.

Le comportement sur le compte bancaire affecte l'éligibilité au prêt

Les découverts répétés, les frais d'incidents, les dépenses de jeux en ligne ou le cumul de crédits renouvelables peuvent signaler aux banques une mauvaise gestion financière. Une inscription au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP), géré par la Banque de France, peut restreindre fortement l'accès au crédit. Pour se rétablir, l'emprunteur doit maintenir des comptes équilibrés, sans découvert ni prélèvement rejeté, pendant plusieurs mois. Mettre de côté un montant mensuel fixe pour l'épargne peut démontrer un sens de la responsabilité financière. En cas d'inscription au FICP, il est nécessaire de rembourser la dette puis de demander sa radiation.

Les difficultés d'assurance emprunteur peuvent bloquer le financement

Les difficultés à obtenir une assurance emprunteur, souvent liées à des problèmes de santé ou à des professions à risque, peuvent empêcher l'octroi d'un prêt. Bien que non obligatoire légalement, elle est généralement exigée par les banques. La loi Lemoine de 2022 permet de ne pas répondre au questionnaire de santé si le capital assuré n'excède pas 200 000 euros par personne et si le prêt se termine avant le 60e anniversaire de l'emprunteur. Les anciens patients atteints d'un cancer ou d'une hépatite C bénéficient d'un droit à l'oubli cinq ans après la fin d'un traitement réussi. La convention Aeras permet de réexaminer la demande, et certaines banques acceptent d'autres garanties, comme la mise en gage d'un contrat d'assurance vie.