Le crédit immobilier fait face à des obstacles : la hausse des taux d'intérêt et les seuils d'usure bloquent les accords de prêt, malgré les offres promotionnelles des banques.
Le crédit immobilier se heurte à des obstacles croissants
Le crédit immobilier rencontre des difficultés : la hausse des taux d'intérêt et le seuil de l'usure empêchent certains emprunteurs d'obtenir un prêt. Ces facteurs compliquent l'accès au financement pour les particuliers qui souhaitent acheter un bien immobilier.Les taux d'intérêt sont en hausse
Selon le courtier Artemis, les taux moyens des crédits immobiliers sur 20 ans s'élevaient à 3,65 % et ceux sur 25 ans à 3,75 % au début du mois d'octobre. Ces hausses renchérissent le coût global des projets immobiliers et rendent les emprunts plus chers pour les ménages.Le seuil de l'usure limite les emprunts
Un « effet ciseaux » empêche certains emprunteurs de concrétiser leur projet d'achat en raison du seuil de l'usure, qui fixe un plafond légal au coût du crédit des ménages. Ce plafond, établi chaque trimestre par la Banque de France, limite le montant que les emprunteurs peuvent rembourser par rapport à leurs revenus.Les banques proposent des taux plus bas pour attirer les clients
Depuis le 1er octobre 2026, les nouveaux taux de l'usure s'établissent à 4,68 % pour les prêts de dix à vingt ans et à 5,40 % pour les durées plus longues. Ces taux relativement bas s'expliquent par les promotions des banques destinées à attirer de nouveaux clients, comme Société Générale, qui propose un taux canonique de 3,20 % pour les prêts de longue durée.Le taux annuel effectif global peut dépasser les plafonds
Malgré ces promotions, le coût des crédits immobiliers reste élevé. Le taux de l'OAT à 10 ans atteignait déjà 4,8 % au début du mois d'octobre. Avec un taux de l'usure de 5,4 % pour les prêts les plus longs, le risque de refus de prêt est réel, car le taux annuel effectif global (TAEG), qui intègre l'assurance et les autres frais, peut dépasser le taux de l'usure.Les emprunts à court terme sont particulièrement touchés
Les emprunteurs concernés par cette exclusion sont notamment ceux qui souscrivent un prêt à court terme, le taux de l'usure pour les prêts de dix à vingt ans n'étant que de 4,68 %. Cela touche les personnes de cinquante ans et plus qui souhaitent rembourser rapidement, car le coût plus élevé de leur assurance peut faire dépasser le TAEG au-delà du plafond.L'âge accroît le risque financier
L'âge est un facteur aggravant, car les emprunteurs plus âgés doivent payer des primes d'assurance plus élevées, ce qui fait augmenter le TAEG. Par exemple, un emprunteur de 60 ans souhaitant emprunter 150 000 euros sur dix ans pourrait afficher un TAEG de 4,87 %, dépassant le seuil de l'usure et risquant un refus de prêt.Une assurance alternative pourrait aider
Astrid Cousin, du courtier Magnolia, estime que d'autres solutions d'assurance peuvent coûter jusqu'à quatre fois moins cher que les offres bancaires, à garanties équivalentes. Les banques restent toutefois réticentes à accepter la délégation d'assurance au moment de la signature du prêt.Une hausse des taux de la BCE pourrait aggraver la situation
Si la Banque centrale européenne relève ses taux le 26 octobre, il pourrait devenir encore plus difficile d'emprunter jusqu'à la fin de l'année, ce qui accentuerait la pression sur les candidats à l'emprunt comme sur les prêteurs.