Une grande banque a récemment annoncé une hausse notable de ses taux d’emprunt immobilier, suscitant des inquiétudes quant à une augmentation plus large des coûts d’emprunt et à un possible accroissement des refus de prêts. En France, le taux d’emprunt à dix ans dans la zone euro a atteint 4,9 %, le niveau le plus élevé depuis 24 ans. Cette situation a poussé les banques à relever leurs taux de crédit immobilier, qui oscillent désormais entre 3,5 % et 3,6 % (hors assurance) pour des durées de 20 et 25 ans, contre 3,2 % à 3,3 % à la fin de l’année dernière. Fernand Letertre, courtier chez Vousfinancer dans l’Oise, a souligné que chaque mois, les banques augmentent leurs taux de 0,1 à 0,3 %, confirmant une tendance haussière régulière.
Jordan Frarier, président de Foncia Transactions, a mis en avant deux risques majeurs pour le marché immobilier : l’incertitude entourant l’élection présidentielle et la hausse des coûts d’emprunt. Il a rappelé que le taux d’endettement ne devrait pas dépasser 35 % des revenus disponibles, mais le taux d’usure – défini légalement comme le plafond maximal des taux d’intérêt – influence aussi l’octroi des prêts. Julien Langlade, président du courtier Cafpi, a ajouté que, si les banques ne prévoient pas de cesser d’accorder des crédits, elles ont prévenu que les taux continueront d’augmenter et que les demandes seront plus difficiles à approuver, en particulier dans les premiers mois de 2027.
En octobre, les banques ont observé une hausse quasi généralisée des taux d’emprunt immobilier d’environ 20 points de base. Seuls les profils disposant d’un patrimoine important ou de revenus élevés peuvent encore bénéficier de réductions, quelle que soit la durée du prêt. L’OAT à dix ans (un type d’obligation d’État) a récemment atteint 5 %, avant de se stabiliser autour de 4,85 %, contribuant à la hausse des taux de crédit. Les projections indiquent que le poids de la dette pourrait atteindre 100 milliards d’euros dès 2029-2030.
L’augmentation attendue des taux d’usure pour le dernier trimestre 2026, effective à partir du 1er octobre, pourrait peser sur le marché si les taux d’intérêt nominaux continuent de progresser rapidement. Bien que le taux d’intérêt quotidien reste relativement bas, autour de 2,44 %, il a connu un rebond après le conflit en Iran. La mise en œuvre des réglementations du Comité de Bâle III (CRR3), qui obligent les banques à détenir plus de capital, suscite des craintes de réduction de l’offre de crédit. Par ailleurs, l’éventuelle introduction d’un euro numérique pourrait entraîner un transfert de capitaux hors des bilans bancaires, limitant encore davantage la capacité à accorder des prêts.
Sur le marché immobilier, plusieurs événements professionnels organisés en septembre ont critiqué l’inaction du secteur public. Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) n’a pas révisé les règles existantes qui encadrent les prêteurs. Les dispositifs d’incitation à l’investissement, comme le LMNP et le LMP, devraient être encore réduits dans les premières versions du projet de loi de finances, et le programme Jeanbrun manque de soutien. Si le marché immobilier a bien performé depuis le début de l’année, cette dynamique ralentit, et les prix peinent à s’ajuster au pouvoir d’achat des ménages.
Hausse des taux d'intérêt et incertitudes sur le marché immobilier français
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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