Le millésime 2026 dans le nord de la Vallée du Rhône, en France, malgré une sécheresse prolongée et plusieurs vagues de chaleur, s’annonce prometteur. Les vins issus de cette année sont salués pour leur concentration, leur équilibre et leur finesse. Les vendanges ont débuté près de deux semaines plus tôt que la moyenne des dernières années, parfois dès la mi-août, et se sont déroulées rapidement. Cependant, l’année n’a pas été uniforme : les conditions ont varié selon les parcelles de vignes.
À la Cave de Tain, le directeur Ludovic Beau a décrit un début paradoxal. Un hiver et un printemps pluvieux ont permis de reconstituer d’importantes réserves d’eau, mais près de 90 jours sans pluie ont ensuite entraîné des précipitations inférieures à 100 mm, au lieu des 250 mm nécessaires. Cela a suscité des inquiétudes début août, mais des pluies salvatrices le 15 août ont permis de soulager la situation. Les blancs ont été récoltés fin août, un début exceptionnellement précoce.
Yann Chave, du Domaine Chave, a indiqué que les vendanges avaient commencé le 18 août, la date la plus précoce de sa carrière. La récolte des syrah s’est étalée sur trois semaines, offrant la possibilité d’un travail sur mesure en attendant une maturité optimale. Antoine Dupré, de Vidal-Fleury, a souligné l’hétérogénéité entre les secteurs, notant que les épisodes pluvieux d’août ont favorisé la maturation des raisins, ce qui n’a pas été le cas à Saint-Joseph.
Les pluies estivales, bien que modestes, sont venues à point nommé. Philippe Guigal, directeur général de la Maison Guigal, a confirmé qu’environ 20 mm de pluie en août avaient permis de relancer la maturation avant les vendanges. Cela suggère que le millésime ne se résume pas à une succession de vagues de chaleur, les vignobles ayant bénéficié des ressources en eau accumulées.
Les vins blancs, initialement craints pour leur faible acidité et leur lourdeur, suscitent désormais des évaluations plus rassurantes. Antoine Dupré a précisé que les blancs seront plus légers qu’en 2025 grâce à une « dilution positive » liée aux volumes et aux sols gorgés d’eau. Cela s’explique par les pluies jusqu’en mai, suivies de vagues de chaleur qui n’ont pas provoqué de stress hydrique.
Pour les rouges, Philippe Guigal a évoqué une récolte moyenne d’environ 30 à 35 hl/ha en Côte Rôtie, contre 40 hl/ha pour les blancs. Yann Chave a comparé le millésime 2026 à ceux de 2018 et 2023, avec des tanins plus souples et moins de puissance qu’en 2025, là encore grâce à la « dilution positive » : les volumes atteignent 44 hl/ha, contre 30 en 2025.
Le concept de « dilution positive » semble être la clé pour comprendre le millésime 2026, donnant naissance à des vins dotés de définition et de fraîcheur texturée malgré les températures élevées. Les taux d’alcool restent un sujet de vigilance, Antoine Dupré notant que les consommateurs sont de plus en plus attentifs au degré indiqué sur les bouteilles.
Philippe Guigal a suggéré que 2026 pourrait être un millésime mémorable, avec des vins hors du commun dans le bon sens du terme, potentiellement appelés à devenir des vins de collection. Le cépage syrah semble être l’un des grands gagnants de l’année, avec le potentiel pour la Vallée du Rhône de maintenir ses prix et de conquérir de nouveaux marchés, d’autant que les voisins bourguignons affichent des volumes plus faibles.
Millésime 2026 des vins du Nord du Rhône marqué par une récolte précoce et des conditions inhabituelles
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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