Les 220 salariés de Duralex attendent mercredi une décision de justice qui pourrait déterminer l'avenir de l'entreprise, deux offres de reprise se disputant le sauvetage de la verrerie en difficulté.
Les salariés attendent la décision du tribunal
Les 220 salariés de Duralex attendent que le tribunal de commerce d'Orléans se prononce mercredi sur l'avenir de la verrerie, en difficulté financière. Le tribunal pourrait approuver un plan de reprise qui déterminerait si l'entreprise poursuit son activité.Une entreprise face à un avenir incertain
Duralex, connue pour ses verres incassables, vit dans l'incertitude depuis le début de sa procédure de redressement judiciaire, ouverte le 1er juin. Il s'agit de la cinquième fois en une vingtaine d'années que l'entreprise fait face à une telle procédure.Un nouveau plan de relance recherché
Moins de deux ans après sa reprise par des salariés organisés en coopérative, qui s'est soldée par un échec retentissant, Duralex veut croire à un nouveau plan de relance. Deux offres de reprise ont été présentées au tribunal de commerce, qui prévoit d'annoncer sa décision à 14 heures.Une décision rapide perçue comme positive
Pour Suliman El Moussaoui, représentant de la CFDT, la décision rapide du tribunal est « une bonne chose » et laisse penser que l'activité de l'entreprise devrait pouvoir se poursuivre. Le tribunal a examiné deux offres parmi les trois déposées à la clôture des candidatures.Un tribunal qui compare les offres
Le tribunal a longuement examiné lundi deux offres : celle du groupe stéphanois Carlesimo et celle de l'entrepreneur français Cédric Meston, par l'intermédiaire de sa société de portefeuille Tomé. Cédric Meston est connu comme cofondateur de la startup HappyVore et pour avoir racheté Tupperware France en 2025.Des offres comparées sur plusieurs plans
Selon El Moussaoui, les deux offres sont comparables sur le plan industriel, mais, en matière financière et sociale, Cédric Meston est le mieux placé. Il a noté que tous les acteurs présents au tribunal étaient favorables à l'offre de Tomé.Le maintien de l'emploi dans les propositions
Carlesimo et Tomé proposent de conserver respectivement 129 et 155 emplois, pour un effectif actuel d'environ 220 salariés. Cédric Meston affirme être soutenu par le milliardaire Xavier Niel, qui a investi dans Tomé, et qu'il mobiliserait au moins 16 millions d'euros pour la reprise.Meston minimise les favoris
Cédric Meston a déclaré après l'audience de lundi qu'il ne pensait pas qu'il y ait de favori. Il a souligné que ce qui compte est le meilleur projet pour les salariés et pour la société, et que c'est le tribunal qui tranche.Carlesimo défend son offre
Le groupe Carlesimo, dont l'offre financière est équivalente, a défendu un projet porté par « des industriels de longue date ». François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, a affirmé être « très attentif à la dimension sociale » afin de protéger les salariés.Le gouvernement soutient la préservation de l'activité
Le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, a indiqué que l'État s'était fortement mobilisé, aux côtés des élus locaux, pour trouver des repreneurs afin de préserver l'activité et les emplois de Duralex. La directrice générale actuelle, Peggy Sadier, a déclaré que la verrerie était parvenue à « retrouver de la trésorerie ».Fin du projet coopératif
La décision du tribunal de commerce marquera la fin du projet coopératif. La marque avait levé 7 millions d'euros auprès de particuliers lors d'une campagne de financement organisée fin 2025, mais cela n'a pas suffi à assurer sa pérennité.Une enquête en cours
Par ailleurs, l'entreprise fait l'objet d'une enquête du parquet d'Orléans, qui n'a pas précisé les infractions visées. Des « opérations judiciaires » ont été menées le 3 septembre, notamment des « perquisitions » au siège de la verrerie.Un ancien dirigeant visé
L'ancien directeur général de la verrerie, François Marciano, et son fils Antoine, nommé directeur financier, pourraient être visés par la procédure. Leur avocat, Pierre Lalanne, a déclaré que ses clients « nient toute implication dans d'éventuels faits répréhensibles ».