L'avenir de Duralex est en suspens, le tribunal devant décider de son sort alors que trois offres se disputent le sauvetage de la célèbre marque française de verrerie.
Le tribunal doit décider de l'avenir de Duralex
Le tribunal de commerce d'Orléans tiendra lundi une audience finale afin de déterminer le sort de Duralex, fabricant français d'articles en verre, et de choisir un nouveau propriétaire parmi trois candidats. Le tribunal devrait confirmer la fin de la structure coopérative et décider quel repreneur prendra le contrôle de l'entreprise.Trois offres de reprise à l'étude
Le tribunal examinera lundi à 10 heures les trois offres émanant de repreneurs potentiels. Si la décision peut être reportée, des sources proches du dossier estiment qu'un dénouement rapide est probable. Duralex, connue pour ses verres résistants utilisés dans les cantines scolaires, a été placée en redressement judiciaire pour la cinquième fois en 20 ans, le 1er juin, soit un peu moins de deux ans après son rachat par des salariés regroupés en société coopérative.Deux offres bien avancées
Deux des trois offres sont jugées « bien avancées », selon Suliman El Moussaoui, représentant de la CFDT. Il s'agit notamment de la proposition du groupe Carlesimo, basé à Saint-Étienne, et de l'offre de l'entrepreneur français Cédric Meston, passée par sa société de portefeuille Tomé. M. Meston, qui avait précédemment repris Tupperware France, affirme que le milliardaire Xavier Niel, fondateur de Free, soutient son projet. Selon des informations de presse, M. Meston prévoit d'investir environ 15 millions d'euros, en partie grâce à des financements locaux et publics.La préservation des emplois varie selon les offres
Carlesimo et Tomé proposent de conserver respectivement 125 et 155 emplois, sur un effectif de 243 salariés en début d'année. Le troisième candidat, AA Investments, basé à Hong Kong, ne prévoit de garder que trois salariés, ce qu'un observateur qualifie d'« anecdotique ». Les responsables de l'industrie à Bercy jugent « intéressantes » les deux propositions françaises.Une amélioration de la situation financière de Duralex
La directrice générale actuelle, Peggy Sadier, indique que l'entreprise a nettement amélioré sa trésorerie depuis le changement de direction du 2 avril, qu'elle a multipliée par huit. Selon elle, cela montre qu'une voie viable existe pour Duralex, malgré les procédures judiciaires en cours.Une enquête pour des faits présumés de malversations
Parallèlement au redressement judiciaire, le parquet d'Orléans enquête sur Duralex, sans que les chefs d'accusation n'aient été précisés. Des perquisitions ont été menées au siège de l'entreprise à La Chapelle-Saint-Mesmin le 3 septembre. L'ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine, nommé directeur financier, pourraient être visés. Leur avocat affirme qu'ils nient toute implication dans les faits présumés.