Une audience finale pour déterminer le sort de Duralex, une verrerie française menacée de fermeture, est prévue pour lundi 12 octobre devant le tribunal de commerce d’Orléans. Cette audience devrait officialiser la fin de la coopérative et départager trois candidats à la reprise, dont deux sont considérés comme crédibles. La direction de l’entreprise a indiqué dans un post LinkedIn que cette réunion déterminerait la « poursuite de l’aventure Made in France ». La décision pourrait toutefois être reportée à une date ultérieure. François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, a déclaré à l’AFP qu’« il y a une certaine urgence et nous sommes vraiment en train d’approcher de la conclusion ».
Duralex a été placé en redressement judiciaire le 1er juin, une cinquième fois en vingt ans, et son avenir est resté incertain pendant un temps. Cependant, l’espoir de sauver ce fleuron de l’industrie française, connu pour ses verres emblématiques dans les cantines scolaires, tout en maintenant au moins la moitié des emplois, a été ravivé ces dernières semaines. Suliman El Moussaoui, représentant syndical CFDT, a affirmé mi-septembre qu’un dénouement favorable pour Duralex était possible. Le tribunal devra examiner lundi les trois offres des repreneurs.
Deux de ces offres sont « bien avancées », selon El Moussaoui : celle du groupe stéphanois Carlesimo et celle de l’entrepreneur français Cédric Meston. Ce dernier s’appuie sur sa holding Tomé, connue pour avoir cofondé la startup HappyVore (substituts de viande végétale) et pour avoir racheté Tupperware France en 2025. Meston a indiqué aux administrateurs de Duralex que son projet bénéficiait du soutien du milliardaire Xavier Niel. Selon La République du Centre, il mobiliserait environ 15 millions d’euros pour le rachat de Duralex, dont 5 millions en fonds propres. Carlesimo et Tomé proposent de conserver respectivement 125 et 155 emplois, sur un effectif de 243 salariés au début de l’année.
À Bercy, on estime que, parmi les trois candidatures, les deux propositions industrielles sont « intéressantes ». La troisième, présentée par la société hongkongaise AA Investments, ne viserait qu’à acquérir la marque en ne conservant que trois emplois. Elle est qualifiée d’« anecdotique » par un observateur. La directrice générale actuelle, Peggy Sadier, a estimé que la verrerie avait réussi à « rétablir la trésorerie », multipliée par « huit », selon elle, depuis le changement de direction le 2 avril. « Cela montre qu’il y a une voie pour Duralex, » a déclaré Mme Sadier.
L'avenir de Duralex tranché lors de l'audience finale, les emplois en suspens
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



