Les pertes d’emplois dans l’industrie automobile européenne se poursuivent, les équipementiers et les constructeurs annonçant des réductions significatives de leurs effectifs. Selon CLEPA, l’association professionnelle des équipementiers automobiles européens, 104 000 emplois ont été supprimés en Europe par les fournisseurs en 2024 et 2025, avec seulement 7 000 nouveaux postes créés en 2025. Une étude de Roland Berger, commandée par CLEPA, estime que jusqu’à 350 000 emplois pourraient être menacés d’ici 2030 si aucune mesure n’est prise, sur un total de 1,7 million de salariés du secteur. Le passage des moteurs thermiques traditionnels aux véhicules électriques a accru la demande en ingénieurs et en développeurs, tandis que les postes de fabrication traditionnels sont en déclin.
Au premier semestre 2026, les équipementiers européens ont annoncé 18 900 suppressions d’emplois, soit une baisse de 35 % par rapport au second semestre 2025. Ces nouveaux emplois sont en grande partie liés à l’électromobilité, 66 % d’entre eux relevant de ce domaine. Toutefois, la production automobile globale dans l’Union européenne est restée en 2025 environ 20 % en dessous de son niveau de 2019, avec des prévisions de stabilisation à partir de 2026. La production de voitures électrifiées a progressé de 23 % en 2025, atteignant 3,3 millions de véhicules électriques et hybrides rechargeables, un chiffre toutefois inférieur aux 4,8 millions anticipés en 2023.
L’Allemagne, acteur majeur de l’industrie automobile européenne, a enregistré un recul de l’emploi dans le secteur, avec 691 500 salariés à la fin juin 2026, soit une baisse de 5,8 % par rapport à l’année précédente. La VDA, qui représente l’industrie automobile allemande, estime que jusqu’à 125 000 emplois supplémentaires pourraient disparaître d’ici 2035. L’association évoque des facteurs tels que la hausse des coûts énergétiques, les charges administratives et les investissements réalisés hors d’Europe comme contribuant à ce déclin.
Volkswagen a annoncé 50 000 suppressions de postes supplémentaires d’ici 2030, s’ajoutant à des réductions déjà prévues. Le constructeur reconnaît un surcapacité d’environ 500 000 véhicules en Europe et prévoit de réduire sa capacité de production à environ 9 millions de véhicules par an. Porsche a annoncé la suppression de 5 000 emplois d’ici 2035, tandis que BMW prépare environ 8 000 suppressions d’emplois dans le monde d’ici fin 2027, principalement dans les services administratifs et de bureau. Renault prévoit de supprimer 800 postes d’ingénierie en France d’ici fin 2027, et Jaguar Land Rover a annoncé environ 4 000 suppressions d’emplois sur deux ans. Stellantis n’a pas encore annoncé de grandes vagues de licenciements en France, mais des restructurations sont en cours. Selon l’ACEA, le secteur automobile soutient directement ou indirectement plus de 13 millions de personnes en Europe, représentant environ un dixième de l’emploi industriel dans l’UE.
L’étude de Roland Berger, commandée par CLEPA, indique que les coûts de production des équipementiers européens sont de 15 % à 35 % plus élevés que dans les régions à moindre coût, comme la Chine. L’association estime que l’Europe pourrait perdre jusqu’à 23 % de la valeur qu’elle produit dans la fabrication de pièces automobiles d’ici 2030. Les constructeurs chinois s’implantent en Europe, souvent en utilisant des lignes de production existantes pour éviter les droits de douane, ce qui permet de maintenir des emplois sans pour autant créer de nouveaux bassins d’emploi. La transition vers les véhicules électriques a mis en lumière un problème structurel de compétitivité des coûts de production européens face à la concurrence d’autres régions.
L'industrie automobile européenne fait face à des suppressions de postes généralisées en raison de la transition vers les véhicules électriques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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