Les Carnets de Martine Faustin, un livre récemment publié, offre un rare et intime aperçu de la vie d’une adolescente dans les années 1970. Les cahiers, rédigés entre 1974 et 1976 par Martine Faustin, ont été retrouvés après 45 ans et sont désormais accessibles au public. À l’époque, Martine était pensionnaire à l’Institution Saint-Paul de Thiviers, en Dordogne, où elle consignait ses amitiés, son premier amour, ses colères et son désir de liberté. Ces réflexions personnelles, écrites alors qu’elle avait entre 14 et 16 ans, offrent un regard direct et sans filtre sur son vécu au sein de ce pensionnat. Martine elle-même a redécouvert ces cahiers en 2021, ayant totalement oublié leur existence. Après cette redécouverte, elle a collaboré étroitement avec Marion Renauld, poétesse, pour préparer l’édition des textes. Martine a annoté le texte original, rédigé une préface et une postface, y ajoutant ses propres réflexions et éclairages. Ce travail commun a permis de préserver la voix de l’adolescente au cœur de l’ouvrage, tout en apportant du contexte et de la profondeur aux écrits originaux. Le projet a pris forme lors d’une résidence artistique en 2022, lorsque Martine a rencontré Marion Renauld grâce à la Compagnie Ouïe-Dire, une structure culturelle connue pour ses initiatives créatives. Après avoir lu les cahiers, Renauld a proposé leur publication via les Éditions Ouïe-Dire, maison d’édition associée à la compagnie. L’ouvrage mêle les entrées brutes et personnelles du journal de Martine à un récit de transmission, capturant à la fois sa voix et le processus de mise en lumière de ses mots. Un extrait de Les Carnets de Martine Faustin sera publié le 16 octobre, offrant aux lecteurs un aperçu des pensées et des émotions de l’adolescente pendant son passage à l’Institution Saint-Paul. Cette publication représente un moment important dans la préservation de l’histoire personnelle d’une jeune femme dont la voix avait été étouffée pendant des décennies, et qui trouve aujourd’hui une nouvelle tribune grâce aux efforts de Martine, Marion Renauld et de la Compagnie Ouïe-Dire.