Des pompes funèbres sous surveillance généralisée

Près de la moitié des pompes funèbres contrôlées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2024 et 2025 ont fait l'objet de mesures correctives ou répressives. Les contrôles ont visé plus de 550 professionnels du secteur, soit environ 10 % de l'ensemble des opérateurs, et ont mis au jour plusieurs manquements.

Des pratiques de facturation critiquées

Parmi les manquements relevés figurent la facturation abusive de prestations, notamment des frais de désinfection liés à la pandémie de Covid-19, ainsi que la double facturation d'une même prestation. Un professionnel a été condamné à une amende de 5 000 euros et sommé d'indemniser les consommateurs pour des pratiques trompeuses concernant les frais de kilométrage liés au transport.

Une méconnaissance de la réglementation

La DGCCRF a constaté que certaines entreprises ne maîtrisent pas pleinement la réglementation, notamment en matière d'affichage des prix des produits exposés. Les contrôles ont également conduit à la suppression de clauses abusives dans les contrats, dont certaines permettaient aux entreprises de modifier unilatéralement des éléments essentiels du contrat, tel que le prix.

Des pratiques visant à enfermer les consommateurs

Des manquements plus graves ont été identifiés, notamment des pratiques destinées à placer les consommateurs dans une situation sans issue. Certains opérateurs ont manipulé le processus de devis afin d'engager les consommateurs dans des contrats avant même la réalisation des prestations, par exemple en ne remettant un devis qu'après l'exécution de premières prestations.

Hausse des coûts des obsèques et actions de contrôle

Les prix des prestations funéraires ont augmenté de 15 % entre 2021 et 2025, selon l'Insee. En réponse, la DGCCRF a émis 250 injonctions de mise en conformité visant à supprimer des clauses abusives ou à améliorer l'information des consommateurs, 47 amendes administratives totalisant près de 130 000 euros, ainsi que neuf procès-verbaux pour pratiques commerciales trompeuses.