Volkswagen remanie sa camionnette électrique ID. Buzz pour répondre à ses coûts élevés, en adoptant une nouvelle plateforme et des batteries LFP pour un design plus abordable et évolutif.
Volkswagen dévoile les nouveaux projets pour l'ID. Buzz
Au Salon de l'automobile de Paris 2026, Volkswagen a confirmé préparer une nouvelle génération de l'ID. Buzz, conçue pour répondre au coût élevé de l'emblématique utilitaire électrique. Entre la plateforme SSP et les batteries LFP, le futur modèle annonce un virage stratégique dont les contours restent flous.L'ID. Buzz peine à convaincre les acheteurs
La Volkswagen ID. Buzz n'a que quelques années d'existence, mais sa remplaçante est déjà en préparation. Derrière son style néo-rétro qui rappelle le Combi, les chiffres de vente ne suivent pas tout à fait l'enthousiasme qu'elle suscite sur les parkings et les réseaux sociaux.Volkswagen confirme un futur modèle
Au Salon de l'automobile de Paris 2026, le patron de la marque, Thomas Schäfer, a confirmé qu'une nouvelle génération était déjà en cours d'élaboration. Interrogé sur l'avenir du monospace électrique, il a simplement laissé entendre que « ils y travaillent », a déclaré Thomas Schäfer, cité par Auto Express. Il a aussi rappelé que « cette voiture est iconique, absolument », tout en admettant que, même si les Américains adorent l'ID. Buzz, elle n'apparaît pas vraiment dans les chiffres de vente... ce qui pose une question très concrète pour l'avenir.Des prix trop élevés freinent les ventes
Une nouvelle ID. Buzz pour corriger un prix jugé trop élevé. Sur le papier, le concept coche beaucoup de cases. Monospace électrique, modulable, avec une image branchée héritée du Combi, c'est le type de produit qui séduit aussi bien les familles que les adeptes du vanlife. Et pourtant. Entre le coût des batteries et une base technique pas vraiment conçue pour la grande série, l'ID. Buzz actuelle arrive chez les concessionnaires à des tarifs élevés : au Royaume-Uni, le ticket d'entrée approche les 60 000 livres, soit environ 70 000 euros, dans certains pays nordiques il dépasse 350 000 couronnes, soit environ 47 000 euros, et aux États-Unis le lancement s'est fait au-dessus de 60 000 dollars, soit environ 55 000 euros. Résultat, sur certains marchés, les concessionnaires ont déjà proposé des remises approchant les 15 000 dollars, soit environ 14 000 euros, pour écouler leurs stocks.Volkswagen reconnaît des problèmes de coûts
Thomas Schäfer ne se cache pas derrière de simples conjectures. Il admet que l'ID. Buzz actuelle « repose sur une mauvaise base de coûts. Cela rend difficile de vraiment réussir et d'atteindre les volumes sur le marché, malheureusement. Mais cela montre que si vous restez fidèle à la marque, vous pouvez avoir une marque passionnante. » Une phrase qui résume la situation : l'image est là, mais l'équation économique ne suit pas. Le constructeur prévoit donc quelques mises à jour pour le modèle actuel, qui a aujourd'hui quatre ans, avant de passer à une deuxième génération entièrement repensée, conçue dès le départ pour être produite à plus grande échelle et, surtout, proposée à un prix plus accessible.Une nouvelle plateforme pour réduire les coûts
La future ID. Buzz abandonnera la plateforme électrique MEB actuelle au profit de la nouvelle plateforme SSP, destinée à servir de base commune à une grande partie des futurs modèles électriques de la marque, des compactes comme la Golf aux SUV familiaux. L'idée est simple : maximiser le partage des composants, de l'électronique, des logiciels et de l'architecture afin de réduire le coût unitaire de chaque véhicule.Changements prévus pour la batterie et le design
Pour y parvenir, Volkswagen compte aussi agir sur la technologie des batteries. Les premières indications suggèrent l'utilisation de batteries LFP (lithium-fer-phosphate) sur les versions d'entrée de gamme de la future camionnette, une chimie moins coûteuse, déjà employée sur d'autres modèles compacts de la famille ID. L'habitacle devrait suivre la même logique de rationalisation : les derniers modèles de la marque montrent un retour bienvenu aux boutons physiques pour les fonctions clés, comme sur les récentes ID. Tiguan ou les petites ID. Polo, ce qui réduit la complexité industrielle tout en améliorant l'ergonomie. Il reste à préserver l'ADN visuel. Andreas Mindt, responsable du design, a déjà averti que les clients pourraient se lasser des voitures trop rétro, comme l'a montré la New Beetle. Thomas Schäfer, de son côté, résume la ligne à suivre : « Les éléments iconiques, il faut les utiliser, parce que les autres nouvelles marques ne les ont pas. Elles n'ont pas d'histoire. » Un équilibre délicat à trouver pour cette seconde génération, attendue plutôt vers la fin de la décennie, autour de 2030, avec une promesse claire : rester iconique, mais sur une base de coûts enfin alignée sur les attentes du marché.