L'entreprise de vêtements et d'équipements de plein air Patagonia a déposé une poursuite judiciaire contre l'ancien président Donald Trump concernant la réduction de la superficie de deux monuments nationaux dans l'Utah, à savoir Bears Ears et Grand Staircase-Escalante. Ces monuments, gérés en partie par des tribus autochtones, ont été significativement réduits en juillet 2023, chacun perdant environ 90 % de sa zone protégée originale. Cette mesure a ouvert des millions d'acres de terres publiques à des activités industrielles potentielles telles que le forage pétrolier, la mine d'uranium et d'autres activités similaires. Patagonia, qui avait précédemment porté plainte contre l'administration Trump en 2017 concernant des réductions similaires, a rejoint une coalition de groupes autochtones et environnementaux pour contester cette dernière décision. Le PDG de l'entreprise, Ryan Gellert, a qualifié cette réduction de « tragique », affirmant qu'elle remet en cause la souveraineté tribale et ignore les efforts déployés pendant des années pour élaborer des plans de conservation significatifs concernant des terres à importance culturelle.
La poursuite vise à relancer des contestations juridiques de 2017 qui soutenaient que le président Trump n'avait pas le droit de réduire la superficie des monuments. Ces affaires avaient été suspendues lorsque l'administration Biden a annulé la politique de Trump et a étendu les zones protégées. Patagonia affirme que la Loi sur les monuments historiques, qui a permis aux présidents Obama et Clinton de créer ces monuments, ne fournit pas la base juridique pour les réduire. L'entreprise et ses alliés soutiennent que les actions de l'administration Trump contredisent l'intention de la loi, qui avait pour but de protéger des sites historiques et naturels, et non d'autoriser des réductions importantes de terres.
Les monuments Bears Ears et Grand Staircase-Escalante ont une grande importance culturelle et spirituelle pour plusieurs nations autochtones. Bears Ears a été le premier monument national créé à la demande des tribus autochtones et le premier à être géré conjointement par celles-ci. Cela marquait un changement historique, après des siècles de politiques du gouvernement américain qui ignoraient souvent les droits fonciers des peuples autochtones. Angelo Baca, membre des tribus Navajo et Hopi, a exprimé sa déception face à l'arrêt des efforts visant à gérer conjointement les terres avec les tribus. La réduction des monuments a reçu le soutien du gouverneur républicain de l'Utah et des représentants du Congrès, qui ont argumenté que les zones protégées étaient trop vastes et que la Loi sur les monuments historiques avait pour vocation de protéger uniquement la plus petite zone nécessaire pour protéger des sites spécifiques.
L'administration Trump et ses alliés ont souligné l'importance économique et stratégique du territoire, citant son potentiel pour le développement énergétique et la sécurité nationale. Au moins neuf demandes de prospection minière ont déjà été déposées sur des terres qui étaient précédemment protégées. Patagonia et sa coalition affirment que cette réduction fait partie d'une tentative plus large visant à réduire les protections environnementales, incluant l'annulation de projets d'énergies renouvelables et les efforts pour affaiblir les réglementations climatiques. Gellert a décrit les actions de l'administration comme une campagne coordonnée contre les protections de l'environnement et des terres publiques, qu'il a dit pouvoir prendre des années, voire des décennies, pour corriger.
Patagonia intente un procès en raison de la réduction des monuments nationaux d'Utah
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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