Dans le cadre de la mission inter-services Pégase 26, l’armée de l’Air et de l’Espace française a déployé un avion Airbus A400M Atlas au-dessus de Mayotte ce lundi 5 octobre. L’exercice a consisté en une manœuvre aéro-maritime de haute précision dans le détroit séparant Grande-Terre et Petite-Terre, où l’appareil a largué des parachutistes ayant effectué un saut opérationnel en pleine mer avant d’être récupérés par des bâtiments de soutien. Ces militaires, basés à La Réunion, faisaient partie d’une opération militaire plus large lancée le 8 septembre et prévue pour s’achever le 15 octobre. Cette septième édition du déploiement aérien à longue distance a mobilisé environ 300 pilotes, quatre chasseurs Rafale F4, trois avions ravitailleurs A330 MRTT Phénix et deux A400M Atlas. La mission a dessiné une boucle intercontinentale de plus de 40 000 kilomètres, passant par neuf étapes stratégiques reliant l’Arctique, le Groenland, l’Alaska, l’Indo-Pacifique (Japon, Corée du Sud, Indonésie), l’Inde, le Moyen-Orient et l’océan Indien.
L’objectif affiché par Paris était de démontrer sa pleine autonomie stratégique et sa capacité à projeter une force aérienne à des milliers de kilomètres de l’Hexagone. Dans le canal du Mozambique, carrefour maritime crucial entouré de défis liés à la piraterie, aux litiges de souveraineté et aux trafics illicites, le survol de Mayotte réaffirme l’engagement de la France à protéger ses territoires ultramarins et leurs zones économiques exclusives. L’exercice illustre également la réactivité des troupes françaises en milieu maritime, une capacité particulièrement précieuse pour Mayotte, touchée par le cyclone Chido et ayant bénéficié des A400M pour les opérations de secours à la fin de l’année 2024.
Pourtant, l’exercice a soulevé des interrogations quant à son impact budgétaire, le coût étant estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros par édition. Le déploiement des forces démontre en revanche la rapidité avec laquelle des unités prépositionnées à La Réunion peuvent sécuriser les eaux mahoraises en cas de crise majeure. Si la démonstration aérienne s’est déroulée sans encombre, la séquence terrestre prévue le 5 octobre s’est transformée en confusion générale en raison de problèmes de coordination interne et de gestion défaillante des accès. Les journalistes des rédactions mahoraises ont été confrontés à une organisation chaotique et n’ont pu assister à la présentation de l’A400M ni rencontrer les équipages, contrairement à leurs confrères de La Réunion qui ont pu s’entretenir avec le commandant de l’appareil. Cette situation a été perçue comme un manque de considération, laissant un goût amer et ternissant ce qui devait être une vitrine de l’unité républicaine entre les militaires et les habitants du 101e département.
L'armée française mène l'exercice Pégase 26 à Mayotte
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
military-exercisefrancemayottea400mstrategic-autonomyoverseas-territories



