Des tombes vertes dans un cimetière traditionnel

Au cimetière Saint-Lazare de Montpellier, le marbre et la pierre sont courants, mais ce secteur en compte moins. Margot Bergerol, paysagiste funéraire, explique qu'ils se trouvent dans la zone des concessions en pleine terre, où les monuments funéraires traditionnels en pierre sont moins fréquents.

Une alternative vivante aux tombes traditionnelles

Devant Margot Bergerol se dresse une tombe singulière : un cadre métallique au centre duquel poussent des plantes et des galets. Les feuilles d'un petit olivier effleurent la pierre tombale, qui reste à l'ombre. Ce concept a été imaginé par Margot Bergerol elle-même, au sein de sa société Cimetière en fleurs, fondée en 2024.

Tombes écologiques et biodiversité

Émilie Huertas, fondatrice de la start-up De la terre au ciel, défend elle aussi les tombes vertes. Elle les décrit comme une démarche écologique, car elles sont vivantes, évoluent avec les saisons et durent dans le temps. Ces tombes peuvent attirer des insectes pollinisateurs, ce qui profite à la fois à la nature et aux humains.

Les défis de la sensibilisation et de l'acceptation

Margot Bergerol et Émilie Huertas affirment toutes deux que ce concept n'est pas encore largement accepté. Selon elles, les gens ne sont pas indifférents, mais simplement peu informés de cette idée. Émilie Huertas, qui travaille à temps partiel comme AESH dans un lycée pour compléter ses revenus, insiste sur la nécessité de mieux communiquer pour faire connaître ces pratiques.

Des pratiques funéraires écologiques qui gagnent du terrain

Outre les tombes vertes, les services funéraires écologiques se répandent. Certaines entreprises proposent désormais des cercueils en carton fabriqués à partir de papier recyclé ou de cellulose. Ces cercueils sont entièrement biodégradables, offrant une alternative durable aux cercueils traditionnels en bois.