Impact environnemental du barrage de Balbina

Le barrage de Balbina, construit en 1989 dans l'Amazonie brésilienne, est devenu un point central des préoccupations environnementales en raison de ses émissions importantes de gaz à effet de serre.

Production d'énergie et production réelle

Malgré une capacité installée de 250 mégawatts, le barrage ne produit en moyenne qu'environ 109 mégawatts, un rendement comparable à celui de quelques éoliennes modernes.

Forêt submergée et émissions de méthane

La construction du barrage a inondé une superficie de 2 360 kilomètres carrés, submergeant de vastes étendues de forêt tropicale. Cette biomasse se décompose en l'absence d'oxygène, produisant du méthane, un puissant gaz à effet de serre.

Émissions de méthane comparées à celles de villes

Les émissions annuelles de gaz à effet de serre du barrage s'élèvent à environ 3 téragrammes de carbone, soit près de la moitié des émissions liées aux combustibles fossiles d'une grande ville brésilienne, ce qui remet en question l'idée selon laquelle l'hydroélectricité est une énergie propre.

Dégazage au niveau des turbines

Une part importante des émissions du barrage se produit lorsque l'eau riche en gaz dissous traverse les turbines, libérant brusquement du méthane, à la manière d'une bouteille de soda que l'on secoue.

Conséquences plus larges pour les barrages hydroélectriques

Des études indiquent qu'entre 15 et 17 % des barrages analysés émettent, au bout de vingt ans, davantage de gaz à effet de serre que les centrales au charbon, ce qui met en lumière un problème environnemental plus général lié à certains projets hydroélectriques.

Remise en question des hypothèses sur l'énergie propre

Le cas du barrage de Balbina invite à reconsidérer l'hydroélectricité comme source d'énergie propre, en particulier dans les régions où de vastes étendues de forêt tropicale ont été submergées, et révèle l'équilibre complexe entre production d'énergie et impact environnemental.