Les responsables européens travaillent en étroite collaboration avec la Chine pour éviter une guerre commerciale. Le négociateur commercial de haut rang de l’UE, Maroš Šefčovič, s’est rendu à Pékin les 8 et 9 octobre à l’invitation du ministre chinois du Commerce, Wang Wentao. L’Union européenne et la Chine enregistrent un déficit commercial d’environ un milliard d’euros par jour, que les Européens attribuent aux pratiques déloyales de la Chine, qu’ils estiment menacer des secteurs clés comme l’automobile et la chimie. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en garde en septembre contre ce déficit, affirmant qu’il « a atteint un point de rupture ». Elle a imputé ce déséquilibre au « choc chinois », contribuant selon elle à la « désindustrialisation » de l’Europe. Elle a ajouté que, si aucun progrès n’est réalisé, l’UE utilisera tous les outils à sa disposition pour rééquilibrer la relation.
Des diplomates européens indiquent que les 27 États membres de l’UE envisagent d’étendre leur arsenal de défense commerciale, y compris un nouvel outil proposé par le président français Emmanuel Macron, inspiré du mécanisme américain Section 301. Cet instrument permettrait d’appliquer des droits de douane ciblés et rapides sur les produits en provenance de pays accusés de pratiques déloyales. L’Allemagne, malgré ses craintes de préserver ses exportations vers la Chine, a soutenu cette proposition. La Commission européenne devrait présenter des mesures dans ce sens d’ici la fin de l’année.
Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont appelé l’UE à se doter d’un nouvel arsenal juridique pour réagir plus rapidement en cas de guerre commerciale. Dans une lettre adressée à von der Leyen, ils ont demandé un outil permettant à l’UE d’exclure immédiatement les biens et services d’un pays menant une guerre commerciale contre l’UE du marché intérieur. Ces propositions visent à activer des mesures de sauvegarde déjà présentes dans la « boîte à outils » de l’UE pour les secteurs en difficulté, comme la chimie et les produits pharmaceutiques, sans nécessiter l’opposition explicite d’une majorité qualifiée d’États membres.
Pékin a prévenu qu’elle riposterait si l’UE adoptait des mesures « protectionnistes ou unilatérales », affirmant qu’elle répondrait fermement pour protéger les droits et intérêts légitimes de ses industries. La Chine s’inquiète de la protection de ses exportations, dont elle dépend de plus en plus alors que son économie nationale fait face à une grave crise immobilière. Par le passé, elle a déjà imposé des droits de douane de rétorsion sur des importations européennes comme le cognac.
Des experts estiment que, bien que l’UE dispose déjà des outils nécessaires pour lutter contre la concurrence déloyale, elle manque de volonté politique pour les utiliser. L’« instrument anti-coercition » de l’UE, adopté en 2023 mais jamais activé, pourrait l’être si les États membres se mettent d’accord à la majorité qualifiée. Les propositions de la France et de l’Allemagne soulignent la nécessité de dépasser la « naïveté » et de s’attaquer à la « nature insoutenable » des déséquilibres dans les relations commerciales avec la Chine. Ces mesures devraient s’appliquer de manière égale à tous les partenaires commerciaux, conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.
Les négociations commerciales entre l'UE et la Chine s'intensifient face à un déficit croissant et à des menaces de représailles
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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