Le salon Sial touché par une baisse de fréquentation en raison des manifestations

Le salon international de l'alimentation Sial, organisé près de Paris, a connu une forte baisse de fréquentation samedi en raison de manifestations violentes. La journée a donc été moins fructueuse que l'année précédente, a indiqué le directeur du salon, Jean-Gabriel Mollard, qui situe le début des perturbations vers 13h-14h.

Un rebond au cours des jours suivants

Malgré ce recul initial, le salon a connu un « rattrapage » au début de la semaine. Dimanche et lundi, la fréquentation était comparable à celle de l'édition précédente, et mardi laisse entrevoir une amélioration. Le salon doit fermer ses portes mercredi.

Des perspectives à long terme stables pour le Sial

Organisé tous les deux ans au parc d'expositions de Villepinte, le salon devrait se terminer en 2026 avec une fréquentation similaire à celle de 2024. Cette année-là, plus de 285 000 professionnels avaient fait le déplacement, mais Jean-Gabriel Mollard s'est dit préoccupé par le sentiment « catastrophique » et par l'image de l'événement.

Le contexte international influe sur la dynamique du salon

Les exposants et les journalistes étrangers évoquent l'actualité plus que d'habitude. Ranajay Chakraborty, représentant une marque indienne, a noté que cette année affiche la plus faible fréquentation sur son stand depuis 20 ans, évoquant les mouvements sociaux et le contexte international comme facteurs.

Les tensions internationales pèsent sur la participation

Le salon a été affecté par les tensions internationales, certains pays du Moyen-Orient ayant annulé leur participation. L'Arabie saoudite a réduit sa surface en raison de la guerre, et le Japon a limité le nombre de visiteurs pour des raisons économiques. Malgré ces difficultés, le salon reste un rendez-vous commercial majeur.

Des visiteurs de haut rang au salon

Le salon a accueilli une délégation du G7 conduite par la ministre française de l'Agriculture et de l'Alimentation, Annie Genevard, ainsi que des parlementaires, d'autres ministres étrangers et une soixantaine d'ambassadeurs. Jean-Gabriel Mollard a toutefois regretté l'absence d'une visite présidentielle.

L'industrie agroalimentaire française réclame davantage de soutien politique

Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), a affirmé que l'industrie agroalimentaire française, la première du pays, a besoin d'un soutien accru de la part du président. Il a mis cet enthousiasme en regard de celui manifesté pour le Mondial de l'automobile, qui génère pourtant moins de chiffre d'affaires et d'emplois en France.