Le **Salon International de l’Alimentation (SIAL)** ouvrira ses portes le 17 octobre au parc des expositions Paris Nord Villepinte et se poursuivra jusqu’au 21 octobre. Organisé par Comexposium, l’événement réunira 8 000 exposants et 295 000 professionnels issus de 200 pays, répartis dans dix secteurs, sur une surface de plus de 280 000 mètres carrés. Dès le mois de mars, 85 % des espaces d’exposition étaient déjà réservés, avec plus de 260 000 mètres carrés commercialisés, soit une progression de 16 % par rapport à la même période en 2024. L’Italie, l’Espagne, la Turquie, la Grèce et la France figurent parmi les cinq pays les plus représentés par les exposants. Ce salon bisannuel, créé en 1964, avait accueilli en 2024 quelque 7 500 exposants de 127 pays, avec plus de 285 000 professionnels présents, dont 78,5 % en provenance de l’étranger. Selon le rapport de Comexposium, la fréquentation a progressé de 8 % en 2024.
L’ouverture du salon intervient dans un contexte de tensions pour la balance commerciale française. En 2025, le déficit commercial global du pays s’est réduit de 10 milliards d’euros, s’établissant à 69,2 milliards d’euros, selon les douanes. Cependant, le secteur agroalimentaire a connu une tendance inverse. Toujours selon les douanes, l’excédent de ce secteur est tombé à 200 millions d’euros en 2025, en recul de 5 milliards d’euros en un an, soit son plus bas niveau depuis au moins 2000. Le solde des produits agricoles bruts est passé en déficit à -0,3 milliard d’euros, tandis que l’excédent des produits agroalimentaires transformés s’est établi à 0,5 milliard d’euros, contre 4,4 milliards en 2024.
Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, estime l’excédent agroalimentaire de 2025 à 181 millions d’euros, en baisse de 4,8 milliards d’euros, avec un solde des produits bruts affichant un déficit de 373 millions d’euros – une première depuis 2017. L’excédent des produits transformés se limite quant à lui à 554 millions d’euros. L’excédent généré avec les pays tiers est évalué à 3,6 milliards d’euros, en recul de 3,8 milliards d’euros, tandis que le déficit avec les autres pays de l’Union européenne s’est creusé, passant à 3,4 milliards d’euros contre 2,4 milliards en 2024.
Les vins et spiritueux sont en première ligne dans ce déclin. Selon les douanes, les prix à l’exportation des vins et champagnes vers les États-Unis ont baissé de 12 %, tandis que ceux des spiritueux ont reculé de 18 %. Les prix vers le reste du monde sont restés quasi stables. Agreste relève que l’excédent des vins et champagnes est passé de 10,8 à 10,3 milliards d’euros en un an. Dans le même temps, les importations agroalimentaires ont progressé de 8 %, contre seulement 1 % pour les exportations. Les produits à base de cacao, la viande bovine, la volaille et les produits laitiers tirent cette hausse.
Malgré ces défis, le secteur reste important dans les échanges extérieurs. Selon les douanes, les exportations alimentaires ont atteint 84,2 milliards d’euros en 2025, tandis que les importations de produits agroalimentaires transformés ont augmenté de 8,5 %, pour s’établir à 64,4 milliards d’euros. Au cours des premiers mois de 2026, une légère amélioration est observée. En janvier, la balance agroalimentaire est repassée en excédent, à 92 millions d’euros, selon Agreste, avec une baisse des importations de 310 millions d’euros sur un an, en raison de la chute des prix du cacao et du beurre. Les exportations n’ont reculé que de 38 millions d’euros. La reprise des ventes de céréales, d’oléagineux et de bovins vivants a limité ce déclin. En juillet, l’excédent a atteint 347 millions d’euros, en hausse de 236 millions d’euros sur un an. Agreste souligne toutefois qu’il reste inférieur à la moyenne des mois de juillet de la période 2021-2025, qui s’élevait à 606 millions d’euros. Ce mois-là, le solde des produits bruts est de nouveau passé en déficit, à -70 millions d’euros, en raison du recul des exportations de céréales.
Le salon célébrera également le 30e anniversaire du SIAL Innovation, son espace dédié aux nouveaux produits. Lors des SIAL Summits et des SIAL Talks, des intervenants aborderont les thèmes de la durabilité, de la consommation et des chaînes d’approvisionnement. Un hall entier sera également consacré aux snacks et aux produits gastronomiques, selon l’organisateur.
Le salon SIAL s'ouvre à Paris dans un contexte difficile pour le secteur agroalimentaire
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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