Vingt-deux bateaux IMOCA prendront le départ de la Route du Rhum le 1er novembre, Sam Goodchild et d'autres grands marins visant la victoire dans une course éprouvante de 3 542 milles nautiques.
Vingt-deux IMOCA au départ
Vingt-deux bateaux IMOCA prendront le départ de la course dimanche 1er novembre à 13 h 02, au large de Saint-Malo, après l'inscription de 115 skippers. La course couvre 3 542 milles nautiques jusqu'à Pointe-à-Pitre, et le classement actuel pourrait évoluer considérablement pendant les alizés et la boucle finale autour de l'île.La solide position de Sam Goodchild
Sam Goodchild est un sérieux prétendant, ayant remporté plusieurs courses notables, dont l'Azimut Challenge en 2025 et The Ocean Race Europe. Il occupe actuellement la deuxième place du classement IMOCA Globe Series avec 280 points et a pris la barre de l'IMOCA Verdier 2022, précédemment mené par Charlie Dalin.Le passé de Goodchild avec la Route du Rhum
Goodchild a un passé compliqué avec la Route du Rhum : il n'a pas réussi à terminer la course à deux reprises, en 2018 à cause d'un mât cassé, puis en 2014 à cause d'une blessure au visage survenue au départ. Il reconnaît ces déconvenues, mais n'y revient pas longuement.Le point de vue de Goodchild sur la course
Goodchild reconnaît qu'il fait figure de favori, sans être le seul. Il souligne que, dans une course en solitaire, tous les concurrents sont à égalité et que la course est imprévisible. Il note également que son bateau, adapté à un tour du monde, pourrait être moins confortable dans les alizés que lors des courses précédentes.Le défi de la boucle finale
La boucle finale autour de la Guadeloupe est un défi bien connu, avec une météo imprévisible et la nécessité de rester constamment vigilant. Des vainqueurs passés ont été pris au dépourvu lors de cette étape, et Goodchild prévient que la course n'est pas terminée tant que la ligne d'arrivée n'a pas été franchie.L'expérience de Jérémie Beyou
Jérémie Beyou, qui a participé cinq fois à la Route du Rhum, est un autre prétendant sérieux. Il n'a jamais remporté la course, mais il vient de réussir une traversée de l'Atlantique qui a contribué à relancer son projet Charal. À 50 ans, Beyou possède une vaste expérience de la navigation en solitaire.Nouveaux venus et inconnues
Deux nouveaux venus, Sébastien Simon et Boris Herrmann, naviguent sur de nouveaux bateaux dont le potentiel n'a pas encore été pleinement démontré. Herrmann, qui a déjà participé à la Route du Rhum, affrontera pour la première fois en solitaire la version de son nouveau monocoque.La montée en puissance d'Ambrogio Beccaria
Ambrogio Beccaria a connu une saison réussie, en remportant la Vendée Arctique et en s'imposant en solitaire sur un IMOCA. Malgré ces succès, il reste concentré sur la course elle-même et sur l'imprévisibilité de la navigation hauturière.Des talents montants dans la course
Une nouvelle génération de marins fait son apparition, avec notamment Corentin Horeau, Élodie Bonafous, Violette Dorange et Francesca Clapcich. Ces concurrents bousculent l'ordre établi et ajoutent du piment à la course.Des foilers à bâbord et tribord en course
Huit foilers « droitiers » participent à la course, ce qui ajoute une couche supplémentaire de compétition. Nico d'Estais, l'un des foilers, se concentre sur l'obtention du meilleur résultat possible et est conscient des défis posés par ses adversaires.Une édition dense avec plusieurs classes
La 13e édition de la course réunit 115 skippers répartis en six classes, dont 22 bateaux IMOCA. Le village de Saint-Malo est ouvert depuis le 20 octobre, en prévision du départ commun au large du Grouin. Le record actuel de l'IMOCA appartient à Charles Caudrelier, qui a bouclé la course en 6 jours, 19 heures et 47 minutes.