Le Kazakhstan construit un vaste complexe de centres de données appelé « Data Center Valley » à Ekibastouz, une ville du district de Pavlodar. Ce projet vise à soutenir le développement de l'intelligence artificielle (IA) et devrait consommer jusqu'à 9 térawattheures d'électricité par an. Pour contexte, un térawattheure est une unité d'énergie équivalente à la production de 1 000 centrales électriques fonctionnant pendant une heure. Cette demande énergétique est extrêmement élevée, et pour la satisfaire, le gouvernement s'appuie sur la mine de Bogatyr, l'une des plus grandes mines à ciel ouvert du monde. La superficie de cette mine est comparable à celle de la ville française de Lyon, et les excavatrices opèrent jusqu'à 300 mètres sous terre. D'ici 2032, la production annuelle de charbon de la mine est censée passer de 42 millions à plus de 56 millions de tonnes.
Des grandes entreprises technologiques telles que Microsoft, Amazon, OpenAI, G42 et NVIDIA ont manifesté un intérêt pour le projet, bien que des accords officiels n'aient pas encore été signés. Kazakhtelecom, la société de télécommunications locale qui mène l'initiative, a souligné l'objectif du pays de transformer le charbon en produits numériques exportables. Toutefois, cette stratégie entre en conflit avec l'objectif plus large du Kazakhstan d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2060. Le pays ne retire pas ses centrales à charbon existantes, mais construit plutôt de nouvelles unités. Le Data Center Valley est estimé consommer plus de 5 millions de tonnes de charbon par an, dont 280 000 tonnes dès l'ouverture du premier centre de données en juin 2027. Une troisième centrale, prévue pour ouvrir entre 2029 et 2032, devrait utiliser des « technologies avancées », qui devraient réduire les émissions de CO2 de 15 à 30 % par rapport aux anciennes centrales, mais cela reste encore loin de l'absence totale d'émissions de carbone.
Les préoccupations environnementales croissent parmi les communautés locales. Les centrales à charbon émettent des particules fines, des métaux lourds et des gaz toxiques liés à des risques sanitaires graves tels que le cancer, les maladies cardiovasculaires et les complications pendant la grossesse. Le district de Pavlodar a déjà des taux de cancer nettement plus élevés que la moyenne nationale. Une étude menée par l'ONG tchèque Arnika a révélé que Ekibastouz est l'une des villes les plus polluées du Kazakhstan, avec des niveaux de dioxyde de soufre au plus haut et des niveaux de dioxyde d'azote trois fois supérieurs à ceux des villes comparables. La mine elle-même pose également des risques environnementaux, car les tas de déblais - des piles de matériaux excavés - peuvent libérer de la poussière, contaminer les sources d'eau et, s'ils contiennent encore du charbon, s'enflammer spontanément. Cela s'est déjà produit à la mine début cette année.
Le projet nécessite également plus de 2 000 mètres cubes d'eau par jour provenant du fleuve Irtysh, qui connaît déjà une diminution du débit en raison d'une utilisation accrue de l'eau en amont en Chine. Malgré l'ampleur du projet, peu de sensibilisation publique existe à Ekibastouz, et aucun étude d'impact environnemental n'a été officiellement publiée, bien que de telles études soient requises par la loi. Cette absence de transparence pourrait bénéficier à des entreprises comme NVIDIA, qui fourniront les puces informatiques nécessaires aux centres de données, et Firebird.ai, une start-up californienne impliquée dans le projet. Firebird.ai a déjà travaillé sur un projet similaire en Arménie, où la transparence a également été insuffisante.
Le Kazakhstan construit un parc de centres de données IA à l'aide du charbon, malgré les préoccupations environnementales
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Reporterre
- 🇫🇷Clubic



