L’agence Burson a publié son classement 2026 des meilleures villes sportives du monde, plaçant New York en tête pour la première fois, mettant fin à la longue domination de Paris. Greg Curchod, co-responsable clients pour Burson en Europe, a expliqué que l’ascension de New York s’explique par son écosystème sportif dynamique, qui inclut des équipes majeures dans différents sports et une visibilité accrue pendant la Coupe du monde de football en cours. Les questionnaires utilisés pour établir le rapport étaient encore ouverts pendant le tournoi, ce qui a contribué aux bons résultats de la ville. Curchod a souligné que l’écart de points entre New York et Paris n’était pas significatif, les cinq premières villes étant très proches en termes de classement. Selon le rapport, l’un des résultats les plus intéressants est que peu de villes parviennent à allier une forte visibilité à une réelle influence dans le monde du sport. Les villes qui n’ont pas nécessairement une grande visibilité mais entretiennent des liens constants avec la communauté sportive obtiennent d’excellents résultats. Lausanne est citée en exemple. Curchod a indiqué qu’améliorer sa visibilité est plus facile qu’accroître son influence, ce qui est une bonne nouvelle pour les villes moins visibles. En revanche, les villes très visibles mais peu influentes, comme Miami, doivent consentir des efforts à long terme pour progresser dans le classement. Cinq villes se distinguent par leur capacité à figurer parmi les meilleures en termes d’influence auprès des acteurs du sport, de visibilité médiatique et de présence dans les conversations en ligne : New York, Paris, Los Angeles, Londres et Madrid. Ces villes figurent également parmi les mieux classées dans les indicateurs d’influence ou de visibilité. Elles partagent des atouts comme l’organisation d’événements internationaux majeurs, la présence d’acteurs économiques et médiatiques influents, un patrimoine sportif reconnu et la capacité à générer des débats mondiaux. La Coupe du monde de football a eu un impact inégal sur les villes hôtes : celles qui avaient le plus à gagner, comme Vancouver, San Francisco, Atlanta, Houston, Toronto et Guadalajara, ont progressé le plus. Les villes déjà bien placées, comme New York et Los Angeles, ont connu des avancées plus modestes, tandis que certaines, comme Philadelphie, Miami et Dallas, ont reculé. L’effet complet de la Coupe du monde n’a pas été mesuré, les questionnaires ayant été clôturés fin juin. Dakar a connu une ascension spectaculaire, entrant dans le top 50 avant les Jeux olympiques de la jeunesse. Ce bond s’explique par la capacité de la ville à se forger une réputation avant l’événement et à tirer profit de la phase de préparation. La ville a su concilier annonces d’influenceurs et initiatives gouvernementales, bénéficiant de l’héritage pré-événementiel. Le Comité international olympique encourage de tels programmes, qui augmentent la visibilité internationale avant, pendant et après les compétitions. La France compte trois villes dans ce classement, et Nice y fera son entrée en 2027. Lyon a gagné 19 places et Marseille 10. Curchod a suggéré que les échanges autour de futures candidatures pourraient expliquer certains mouvements. La France affiche globalement de bons résultats, et Nice a profité du bruit médiatique autour des Jeux olympiques, malgré l’échec de sa candidature. La ville a ainsi gagné en visibilité sportive internationale cette année.