Une récente enquête menée par le cabinet français Qualisocial révèle qu’**un salarié sur trois** en France a déjà été victime de harcèlement au travail au cours de sa carrière professionnelle. Les résultats, publiés le 1er octobre, montrent que ce chiffre n’a pas évolué depuis une étude similaire réalisée il y a quatre ans. Selon cette enquête, commanditée par Ipsos BVA et le syndicat des avocats en droit social AvoSial, 33 % des salariés déclarent avoir été victimes de harcèlement, tandis que 40 % affirment en avoir été témoins. Ces chiffres illustrent la persistance du phénomène dans les entreprises françaises.
Le harcèlement au travail est plus répandu dans le secteur public, où 81 % des employés déclarent y avoir été exposés. Les travailleurs à temps partiel, en contrat à durée déterminée, en intérim ou en apprentissage sont également plus exposés : 47 % des premiers et 44 % des seconds rapportent avoir été confrontés à de telles situations. Les jeunes actifs, les femmes et les employés en situation précaire sont particulièrement touchés, avec 42 % des moins de 25 ans, 38 % des femmes et 28 % des hommes déclarant avoir subi du harcèlement.
Camy Puech, directeur de Qualisocial, souligne que le harcèlement au travail s’est complexifié ces un ou deux dernières années. Il explique que, dans de nombreux cas, il est « déjà ancré depuis longtemps et a atteint un niveau tel que le retour en arrière est presque impossible ». Il relève également que près de la moitié des salariés craignent que le signalement d’un harcèlement ne nuise à leur carrière, une inquiétude plus marquée chez les jeunes travailleurs et les femmes. Malgré ces constats, seulement 21 % des salariés estiment que leur entreprise a formé des personnes à détecter le harcèlement, ce qui révèle un manque de mesures proactives pour endiguer le problème.
L’enquête met aussi en lumière le rôle croissant des plateformes numériques dans le harcèlement professionnel : 53 % des 18-25 ans déclarent en avoir été victimes par le biais d’emails, de réseaux sociaux ou de visioconférences. À l’inverse, moins de 20 % des salariés plus âgés rapportent avoir vécu de telles situations. Camy Puech note que de nombreux employés ignorent l’existence de mécanismes de signalement et que les premiers signes de harcèlement passent souvent inaperçus. Il ajoute que la tolérance culturelle envers des comportements inappropriés, comme des blagues qui finissent par tourner à l’humiliation, contribue à perpétuer le problème.
Les auteurs de l’enquête appellent les entreprises à privilégier la prévention et à former leurs équipes à partir d’exemples concrets de harcèlement. Ils recommandent de donner la parole aux salariés, de structurer les enquêtes internes et de garantir des processus de signalement accessibles et confidentiels. Ils insistent aussi sur la nécessité de mener des investigations claires et impartiales, réalisées par des professionnels formés, afin de protéger toutes les parties et de sécuriser juridiquement les employeurs. L’enquête a été réalisée en ligne par Ipsos BVA auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 salariés, issus d’entreprises privées ou publiques employant au moins cinq personnes.
Le harcèlement au travail persiste en France malgré une sensibilisation accrue
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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