Les jeunes travailleurs adoptent et rejettent à la fois l'IA au travail, naviguant dans une relation complexe avec une technologie qui transforme leur vie professionnelle.
Les jeunes et l'IA au travail
Une enquête récente révèle que les jeunes professionnels sont à la fois moteurs et réticents dans l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) au travail. Ils recourent à des outils d'IA pour rester compétitifs, tout en exprimant leur inquiétude de devenir trop dépendants de ces outils et de l'effet que cela pourrait avoir sur leur identité professionnelle.Les propos controversés de Schmidt
Eric Schmidt, ancien dirigeant de Google, a essuyé de vives critiques en mai 2023 lorsqu'il a encouragé les étudiants de l'université d'Arizona à accepter la « révolution inévitable » de l'IA. L'auditoire a répondu par des huées et des sifflets, traduisant son désaccord avec cette position.Un scepticisme croissant envers l'IA
Un rapport de Gallup, de la Walton Family Foundation et de GSV Ventures montre qu'entre 2025 et 2026, la colère envers l'IA chez les Américains âgés d'une vingtaine d'années est passée de 22 à 31 %. Dans le même temps, la part de personnes enthousiastes à l'égard de l'IA a chuté de 36 à 22 %.La résistance à l'IA au travail
Une enquête menée en avril 2026 auprès de 2 400 salariés en Europe et aux États-Unis révèle que 29 % d'entre eux saperaient la stratégie de leur entreprise en matière d'IA générative, soit en refusant d'utiliser ces outils, soit en manipulant les évaluations. Ce chiffre grimpe à 44 % chez la génération Z, ce qui rappelle une tendance similaire observée face à d'autres nouvelles technologies par le passé.Les jeunes travailleurs utilisent activement l'IA
Malgré cette résistance, les jeunes salariés utilisent l'IA générative dans leur travail. Youssef Souak, spécialiste de la gestion des ressources humaines, souligne que les jeunes travailleurs intègrent les outils d'IA à leurs activités. Par exemple, un jeune commercial du secteur médical se sert d'un robot conversationnel pour l'aider à répondre à des questions complexes de clients, et cette pratique est approuvée par la direction.Une adoption plus forte de l'IA chez les travailleurs plus jeunes
En France, les enquêtes montrent que les salariés les plus jeunes sont plus susceptibles d'utiliser l'IA générative au travail. Une étude d'Ipsos réalisée en 2026 indique que 58 % des salariés de moins de 35 ans utilisent l'IA générative dans leur cadre professionnel, contre 29 % de ceux âgés de 55 ans et plus. Parmi les moins de 25 ans, 89 % ont déjà utilisé l'IA générative, contre 43 % de l'ensemble de la population.