Nouvelles comparutions à Montpellier

Une nouvelle série de comparutions immédiates s'est tenue mercredi 28 octobre au tribunal correctionnel de Montpellier, quatre jours après le deuxième acte de la mobilisation sociale qui a secoué le centre-ville. Trois hommes accusés d'avoir commis des violences présumées contre des policiers le 24 octobre ont comparu devant le tribunal.

Procès renvoyé faute d'expertise psychiatrique

Le procès du prévenu apparaissant dans la vidéo prise devant l'Office de tourisme a été renvoyé, faute d'expertise psychiatrique valable. Le premier prévenu appelé à comparaître devant le tribunal correctionnel mercredi a vu son procès reporté. Il est accusé d'avoir exercé sur des policiers des violences n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail, en leur lançant des pierres et des pommes de pin.

Collaboration présumée avec un groupe d'extrême droite

Ce jeune homme apparaît dans une vidéo tournée près de l'Office de tourisme de Montpellier, une scène qui, selon des organisations de défense des droits humains, montrerait une collaboration entre les forces de l'ordre et une milice d'extrême droite. Toutefois, ni le prévenu, déjà condamné à plusieurs reprises pour des violences envers des agents de la force publique, ni son avocat n'ont pu apporter davantage de précisions à la barre, mercredi.

Expertise psychiatrique nécessaire

Le procès a été renvoyé au 2 décembre. En effet, ce jeune homme de 23 ans, souffrant de troubles bipolaires depuis l'enfance, devra faire l'objet d'une expertise psychiatrique avant que les faits qui lui sont reprochés ne puissent être jugés sur le fond. Bien qu'il ait rencontré un expert depuis son arrestation, il n'a pas été déterminé si son discernement était altéré ou aboli au moment des faits. Cet habitant de l'Hérault, reconnu handicapé et placé sous curatelle renforcée, ...

Le tribunal ne peut pas statuer sans expertise

« Le tribunal ne peut pas statuer sans cette expertise », a rappelé la présidente. Restait à déterminer si, dans l'attente de sa prochaine comparution, le prévenu, libéré de prison en juillet, devait être replacé en détention provisoire. Le représentant du ministère public a demandé son retour en prison.

Inquiétudes concernant les manifestations

« Il ne serait pas opportun que M. soit retrouvé sur le lieu d'une manifestation », a indiqué la magistrate, rappelant que plusieurs manifestations étaient prévues dans les semaines à venir. Elle a également rappelé que l'homme avait déjà manqué des rendez-vous judiciaires. Le prévenu, qui a reconnu consommer du cannabis mais « pas d'alcool », a tenté de se défendre pour éviter la prison.

Le prévenu veut reprendre une vie normale

« Je n'ai pas l'intention de participer à d'autres manifestations », a-t-il expliqué, ajoutant qu'il avait trouvé un emploi et souhaitait désormais travailler « normalement ». Finalement, le tribunal a décidé de maintenir le jeune homme en détention. « Je suis sa mère, puis-je lui dire au revoir ? » s'est exclamée une femme dans le public, tandis qu'une jeune femme s'approchait soudainement du prévenu avant d'être écartée par les policiers.

Prévenu sans antécédents judiciaires jugé

Un prévenu sans casier judiciaire a été jugé pour avoir jeté une pierre sur un véhicule de la police nationale. Un second prévenu, dans la vingtaine, est accusé d'avoir lancé une pierre sur un véhicule de la police nationale à 22 h 40 le 24 octobre, dans le secteur de la rue de Verdun. Une pierre d'une vingtaine de centimètres, précise l'apprenti cuisinier en mimant avec les deux mains la taille du projectile.

La pierre frappe le véhicule de police

Cette pierre, qu'il dit avoir ramassée au sol, a atteint une portière du véhicule dans lequel plusieurs policiers se trouvaient. Depuis son arrestation, ce jeune homme sans antécédents judiciaires est en détention provisoire, dans des conditions qu'il juge particulièrement difficiles, évoquant notamment l'absence de matelas, des « cafards » et des « punaises de lit ».

Le prévenu était présent à la manifestation

Il affirme avoir assisté à la manifestation ce jour-là pour accompagner des « medics », ces personnes qui prennent en charge les manifestants blessés en distribuant masques et sérum physiologique. Il raconte que les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et qu'un de ses camarades a reçu une grenade « sur l'épaule ». Il dit avoir reconnu par la suite le policier, ou du moins le véhicule du policier, qui avait lancé la grenade sur son camarade.

Le prévenu reconnaît sa culpabilité

« Cela ne justifie pas mes actes. C'est une pure bêtise », a confié le jeune homme, vêtu de noir et masqué pour éviter d'être identifié au moment des faits. « J'étais nerveux », a-t-il poursuivi. Après avoir tenté de s'enfuir, le jeune homme a été interpellé sans incident.

Aucun blessé signalé

« Je ne voulais clairement pas faire de mal », a assuré l'habitant de l'Hérault. Les policiers visés cette nuit-là n'ont pas été blessés. Le véhicule a été légèrement endommagé. Les victimes affirment toutefois avoir été choquées. Calme et posé, le prévenu reconnaît les faits qui lui sont reprochés tout au long de son audience.

L'avocat qualifie l'acte de grave

« Il a délibérément visé des policiers, c'est un acte volontaire et grave », a en revanche affirmé l'avocat des victimes. Le représentant du ministère public, lui, a salué la reconnaissance des faits par le prévenu tout en insistant sur la gravité de son geste.

Peine prononcée

« Manifester est un droit fondamental. Cependant, il est inacceptable que des policiers subissent des violences. Je ne pense pas que lancer une pierre relève de la manifestation », a-t-elle affirmé, avant de requérir six mois d'emprisonnement avec sursis contre ce jeune homme sans antécédents.

Le prévenu regrette ses actes

« Ce n'était pas quelque chose qui aurait dû être fait. En aucun cas je n'avais l'intention de blesser un être humain », a confié le prévenu. Son avocat, Hocine Baghdadi, s'est dit « terriblement en colère », mercredi, face aux conditions imposées à son client depuis son arrestation.

Peine définitive

« Le profil de mon client n'a rien à voir avec quelqu'un qui a besoin d'une période probatoire », a-t-il assuré. Le tribunal a finalement condamné ce jeune homme à quatre mois d'emprisonnement avec sursis. Il a également reçu une amende de 200 euros pour les dégâts causés au véhicule de police.

Un autre prévenu jugé

Un jeune homme sans casier judiciaire a été jugé pour avoir lancé une pierre en direction d'une voiture de police sans la toucher. Le troisième manifestant qui a comparu devant le tribunal correctionnel mercredi est accusé d'avoir également lancé une pierre sur un véhicule de la police nationale, dans lequel se trouvaient là encore plusieurs policiers.

La pierre n'a pas atteint le véhicule

Contrairement au prévenu qui l'a précédé à la barre, il n'a toutefois pas réussi à toucher le véhicule. Vêtu d'une veste noire, portant une cagoule de ski et un masque de chantier pour se protéger des gaz lacrymogènes à ce moment-là, il a été rapidement interpellé par les forces de l'ordre.

Le prévenu regrette ses actes

« J'ai eu le temps de réfléchir ces quatre derniers jours », a expliqué ce jeune homme de 23 ans, sans emploi et sans casier judiciaire. « Je regrette », a précisé cet habitant de l'Hérault, qui était sous l'emprise de l'alcool au moment des faits. « Je n'avais pas l'intention de blesser ni de casser quoi que ce soit. Mais cela aurait pu arriver. L'acte n'était pas réfléchi. »

Le parquet réclame de la prison

Le représentant du ministère public a une nouvelle fois rappelé qu'il était « inacceptable » que les forces de l'ordre subissent des violences. Bien que la voiture de police n'ait pas été touchée, « il y avait une intention et une pierre a été lancée », a poursuivi la magistrate, avant de requérir six mois d'emprisonnement avec sursis contre ce jeune homme de 23 ans.

L'avocate plaide la clémence

Son avocate, Me Sidonie Amiot, a plaidé, comme son confrère précédemment, pour le traitement disproportionné infligé à sa cliente ces derniers jours. « Il a vécu pour la première fois de sa vie une garde à vue musclée, une présentation au procureur, (...) et surtout une incarcération », a-t-elle affirmé.

L'avocate demande une requalification

« Cela fait deux jours qu'il est en détention provisoire. S'il n'a jamais été condamné, il n'a jamais été placé en détention. On lui reproche d'avoir lancé une pierre sur un véhicule de police. C'est ça le dossier. Et uniquement ça », a-t-elle ajouté, rappelant qu'aucune victime ne s'était constituée partie civile dans cette affaire.

Peine définitive

L'avocate a également demandé que les faits soient requalifiés en « dégradation tentée » plutôt qu'en « violences sur agent de la police nationale ». « Ni plus, ni moins », a assuré Me Sidonie Samiot, soulignant « la faible gravité des faits ». Le jeune manifestant a finalement écopé de deux mois d'emprisonnement avec sursis, clôturant, mercredi, cette nouvelle session de comparutions immédiates sur fond de manifestations.