Des violences éclatent lors d'une manifestation à Montpellier : 1,600 grenades utilisées, 37 policiers blessés et 23 personnes inculpées, dont beaucoup sans antécédents judiciaires.
Violence éclate lors de la manifestation de Montpellier
Trois jours après les violences du 17 octobre, la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, a décrit la présence de groupes hostiles dès le début de la manifestation de Montpellier, selon Hérault Tribune. L'événement a causé des dégâts et des blessés importants, et les autorités l'ont qualifié de sans précédent.Ampleur des dégâts et des blessures
Quinze commerces ont été pillés, 50 endommagés, 37 membres des forces de l'ordre blessés et environ 1 600 grenades utilisées au cours de la journée. La préfète Mauchet a déclaré que des groupes hostiles étaient immédiatement visibles, contribuant au chaos.Interpellations et poursuites
Entre 16 heures et minuit, 30 personnes, dont trois mineurs, ont été placées en garde à vue. Vingt-trois d'entre elles ont ensuite été poursuivies. Elles ont entre 14 et 45 ans et sont majoritairement originaires de l'Hérault. Les deux tiers des personnes interpellées n'avaient pas d'antécédents judiciaires.Début de la procédure judiciaire
Les premières audiences de comparution immédiate permettent précisément de s'intéresser au-delà de cette catégorie des « casseurs ». Ces audiences sont déterminantes pour définir les suites judiciaires à donner aux personnes impliquées dans les troubles.Témoignage d'un manifestant
Un homme de 20 ans, prénommé Lucas, qui étudie à l'université, travaille en parallèle et n'a jamais été condamné, a raconté son expérience. Il a d'abord participé à la marche déclarée, avant de se retrouver impliqué dans la violence qui s'est intensifiée.Les actes de Lucas et son interpellation
Lucas reconnaît avoir ramassé une bouteille en verre et l'avoir lancée en direction des forces de l'ordre, après une charge et l'utilisation de gaz lacrymogènes. Il affirme ne pas avoir eu l'intention de blesser qui que ce soit. Le projectile n'a atteint personne, mais il a été interpellé par la suite.Récit de l'affrontement avec la police
Lucas raconte avoir été plaqué au sol par un gendarme mobile du CRS et maîtrisé par plusieurs policiers. Il affirme avoir reçu des coups de matraque et de pied alors qu'il était immobilisé. Il dit avoir cru qu'il allait mourir pendant l'échauffourée.Suites et blessures
Lucas est parvenu à s'échapper mais a été à nouveau intercepté par un autre groupe de CRS. Il affirme avoir été maintenu au sol, des pieds posés sur ses chevilles, sa tête et son corps. Il a fait semblant de convulser pour desserrer leur emprise et pouvoir respirer. Il affirme avoir conservé des marques physiques de l'interpellation et avoir fait établir un certificat médical.