Violences d'extrême droite signalées à Montpellier

À la suite des manifestations du 24 octobre à Montpellier, dans l'Hérault, le maire socialiste Michaël Delafosse a signalé qu'une milice d'extrême droite avait recouru à la violence contre les manifestants. Cette affirmation repose sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, qui montrent des hommes masqués attaquant une personne au sol en présence d'agents des CRS (Compagnies républicaines de sécurité).

Critiques à l'égard des forces de l'ordre

Ces vidéos ont suscité des critiques envers les forces de l'ordre, accusées d'inaction. Le ministère de l'Intérieur a confirmé la présence de militants d'extrême droite, mais le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a nié toute proximité entre l'extrême droite et la police.

Actions judiciaires engagées

Le maire de Montpellier a saisi le procureur de la République de ces faits, condamnant ces actes et réclamant justice. La préfecture de l'Hérault a également annoncé qu'elle saisirait le procureur afin d'enquêter sur les agissements des militants d'extrême droite. Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables des violences.

Examen des preuves vidéo

Les vidéos de l'incident, dont l'une filmée à proximité de l'office de tourisme de Montpellier, ont été transmises aux autorités judiciaires pour authentification. L'authenticité de ces vidéos reste à vérifier. Me Philippe-Henry Honegger, avocat, a évoqué plusieurs scénarios possibles, notamment une légitime défense des agresseurs ou une erreur d'appréciation des forces de l'ordre. Il a rappelé que la police n'a pas vocation à empêcher toutes les infractions, mais qu'elle doit intervenir si les violences sont disproportionnées.

Ampleur des manifestations et conséquences

Selon la préfecture de l'Hérault, jusqu'à 6 300 personnes ont participé aux manifestations, 30 personnes ont été interpellées, dont 13 ont été déférées au parquet. Les manifestations ont provoqué des dégâts estimés à près de 4 millions d'euros, mais les commerces de Montpellier n'ont subi aucun dommage, grâce à la protection assurée par des services de sécurité internes.