Un homme est poursuivi après la mort de trois ânesses de faim et l'état critique d'une quatrième ; une association de défense des animaux réclame l'interdiction pour lui de détenir des animaux.
Mort de trois ânesses sous enquête
Le lundi 2 novembre 2026, à 13 h 30, le tribunal de police de Perpignan examinera une affaire concernant la mort de trois ânesses et l'état critique d'une quatrième, toutes détenues sur le territoire de la commune du Soler. Cette affaire a suscité l'attention en raison de la négligence grave et des problèmes de santé signalés chez les animaux.Causes de la mort des ânesses identifiées
Selon le rapport vétérinaire, les deux premières ânesses sont mortes de faim, de faiblesse et de froid, après avoir rongé l'écorce des arbres et consommé des plantes toxiques dans une tentative de survie. Le rapport précise également qu'il ne restait plus rien à manger dans le pré où les animaux étaient gardés.Les deux ânesses restantes reçoivent des soins
Les deux ânesses survivantes, prénommées Jane et Zumba, présentaient plusieurs problèmes de santé graves, dont un amaigrissement extrême, une anémie, une infection sévère, une légère hypothermie, une tachycardie et une suspicion d'intoxication par des plantes. Malgré leur épuisement, elles ont montré une forte envie de manger lorsque de la nourriture leur a été présentée.Le propriétaire reconnaît avoir rationné la nourriture
Le propriétaire, un homme de 36 ans sans activité professionnelle et bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA), a reconnu avoir rationné l'alimentation de ses animaux. Il a expliqué qu'il avait récupéré les animaux à la suite d'une annonce sur internet et que la dernière visite vétérinaire remontait à septembre 2024.Une voisine signale une négligence antérieure
Une voisine a témoigné avoir remarqué, dès 2024, des difficultés dans les soins apportés aux animaux, notamment la découverte du corps d'une ânesse à la suite d'une mise bas difficile. Elle a relevé le manque de connaissances du propriétaire concernant les équidés et lui avait proposé des conseils sur l'alimentation et les soins.Une association de protection animale demande justice
L'association Stéphane Lamart, reconnue d'utilité publique, s'est constituée partie civile dans la procédure et réclame la réparation de son préjudice moral. Elle soutient que des difficultés financières ou un manque de connaissances ne sauraient justifier la privation d'une alimentation suffisante ou de soins essentiels pour les animaux.Action en justice et interdictions à venir
L'association Stéphane Lamart, représentée par Maître Aurélien Robert, avocat au barreau de Montpellier, met en avant les constatations vétérinaires, les aveux du propriétaire concernant le rationnement, les manquements relevés ainsi que les témoignages sur les difficultés antérieures. Elle demande au tribunal de déterminer si le propriétaire a délibérément maintenu une alimentation insuffisante alors que l'état des animaux se dégradait.Le propriétaire craint des interdictions futures
Le propriétaire a exprimé son inquiétude face à une éventuelle condamnation qui pourrait l'empêcher de détenir des animaux à l'avenir. L'association Stéphane Lamart affirme que la gravité de l'affaire justifie d'envisager une interdiction définitive de détenir des animaux, dans le cadre juridique approprié.