Analyse des nutriments et des ingrédients des pâtes à tartiner aux fruits à coque

Une étude menée par Elsa Abdoun et Domitille Vey a analysé 30 pâtes à tartiner à base de fruits à coque, notamment des pâtes à la cacahuète, à la noix, à la pistache et à l'amande, ainsi que des produits à base de noix et de cacao comme Nutella. L'analyse portait sur la composition nutritionnelle, les ingrédients et les informations figurant sur les emballages, afin d'évaluer la présence d'additifs, de substances aromatiques et d'allégations de santé.

Contaminants présents dans les pâtes à tartiner aux fruits à coque

L'étude a recherché plusieurs contaminants, dont cinq métaux traces : l'arsenic, le cadmium, le nickel, le plomb et le mercure. Le cadmium est classé comme cancérogène et peut être mutagène et toxique pour la reproduction. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a relevé en 2026 une hausse de l'exposition à ce métal.

Risques sanitaires liés à certains contaminants

Une exposition chronique au nickel pourrait affecter la reproduction et le développement, tandis que l'exposition au plomb peut provoquer une neurotoxicité chez les enfants et des problèmes de santé chez les adultes. L'arsenic, substance génotoxique et cancérogène, a également été retrouvé. En 2024, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a signalé qu'il constituait un problème de santé publique.

Réglementation des contaminants chimiques

L'étude a également recherché les esters de 3-MCPD et de glycidol libres, qui sont génotoxiques et cancérogènes. La réglementation européenne fixe des teneurs maximales pour ces substances dans les huiles végétales, mais pas dans les produits transformés, ce qui laisse certains produits potentiellement à risque.

Risques liés aux huiles minérales dans les pâtes à tartiner

L'étude a analysé les huiles minérales, notamment les MOSH et les MOAH. Les MOAH sont considérées comme plus dangereuses et suspectées d'être cancérogènes. L'Anses recommande de limiter l'exposition aux MOAH, et un règlement européen imposant des limites en MOAH dans certaines denrées alimentaires a été adopté en 2026.

Recherche de mycotoxines dans les pâtes à tartiner

Les mycotoxines, comme l'ochratoxine A et les aflatoxines, ont également été recherchées. Ces toxines sont génotoxiques et cancérogènes, et la réglementation européenne fixe des teneurs maximales pour celles-ci dans les noix, les cacahuètes, les amandes, les pistaches et les noix de Grenoble.

Résidus chimiques issus des produits phytopharmaceutiques

Une analyse multirésidus a détecté plus de 700 substances utilisées dans les produits phytopharmaceutiques. Certaines de ces substances sont des perturbateurs endocriniens, des cancérogènes ou sont toxiques pour la reproduction. D'autres sont des PFAS, des polluants persistants de l'environnement.

Évaluation gustative des pâtes à tartiner par les consommateurs

Pour les pâtes à la noix et au cacao, un panel de 60 consommateurs formés a évalué les produits selon leur aspect, leur odeur, leur goût, leur texture et leur appréciation globale. Les préférences des consommateurs et leur envie de consommer à nouveau les produits ont été relevées, même si ce critère n'entre pas dans la note globale attribuée aux produits.