Un débat s'interroge sur la nature du vélotaf comme pratique cycliste, révélant des risques et des motivations distincts entre trajets urbains quotidiens et balades de loisir.
Vélotaf et distinctions autour du vélo
Une discussion s'est engagée sur la question de savoir si le vélotaf, c'est-à-dire l'usage du vélo pour se rendre au travail, relève vraiment du cyclisme. Un échange avec un cycliste professionnel pendant la pause déjeuner a mis en évidence que les deux pratiques sont distinctes, même si l'on peut pratiquer les deux.Définitions du cyclisme et motivations
La définition officielle du cyclisme englobe à la fois le sport et les loisirs, notamment les sensations de la pédale et le dépassement de soi, que l'on retrouve aussi dans le vélotaf. Cependant, les motivations et les risques diffèrent fortement entre les deux.Hausse du nombre de cyclistes tués
Le débat sur la sécurité a fait ressortir les statistiques de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), qui fait état de 35 cyclistes tués en septembre 2026, contre 21 l'année précédente, avec une hausse de 34 % des blessés graves. Toutefois, la majorité de ces décès sont survenus hors des zones urbaines.Tendances en ville et à la campagne
En 2025, 141 cyclistes ont été tués hors agglomération, soit une hausse de 22 % par rapport aux 93 décès en agglomération, où l'on a constaté une baisse de 14 %. Malgré une hausse de 5 % de la pratique du vélo en ville, le nombre de victimes a augmenté de 8 % dans les villes et de 20 % en dehors.Risques du cyclisme de loisir
Selon la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), 87 % des cyclistes tués en 2024 circulaient pour des trajets de loisir, contre 10 % pour des trajets domicile-travail. Cela suggère que le cyclisme de loisir, y compris des événements comme « qui est le Pogačar du jour », comporte des risques plus élevés que le trajet quotidien.Avantages de la sécurité en ville
Selon les données de l'ONISR pour 2023, le cyclisme urbain est quatre fois plus dangereux par heure de trajet que la conduite automobile. La FUB met en avant la « sécurité par le nombre », selon laquelle plus il y a de cyclistes, plus ils sont visibles pour les automobilistes, ce qui réduit les risques.Différences d'exposition au risque
La discussion a conclu que, si le cyclisme et le vélotaf procurent des sensations similaires, l'exposition au risque est fondamentalement différente : les cyclistes urbains font face à des incidents plus fréquents mais moins graves, tandis que les cyclistes ruraux sont confrontés à des risques moins fréquents mais plus graves.