Le **règlement sur l'IA**, une proposition de réglementation européenne sur l'intelligence artificielle, est en discussion parmi les dirigeants, avec des sanctions potentielles en cas de non-respect. Une réunion pour aborder les systèmes d'IA à haut risque est prévue pour 2027, mais d'ici là, deux entreprises françaises ont été contraintes de cesser d'utiliser leurs outils d'IA. Cette décision ne vient pas de l'Union européenne, mais d'un juge français traitant des affaires urgentes, en s'appuyant sur le Code du travail. L'écart entre le risque théorique de l'IA et le risque réel géré est significatif.
Deux filiales d'un grand groupe de presse professionnelle avaient introduit un assistant de rédaction qu'elles avaient développé en interne et avaient également autorisé l'utilisation de ChatGPT via une politique informatique. Aucune des deux entreprises n'a consulté leur comité social et économique (CSE) sur ces changements. Le 15 juillet 2025, le tribunal judiciaire de Créteil a ordonné la suspension de ces outils d'IA jusqu'à ce que la consultation soit effectuée, avec une amende journalière provisoire de 1 000 euros pendant trois mois et un dépôt de garantie de 5 000 euros. Ces décisions ont été confirmées par la cour d'appel de Paris en mai 2026, ajoutant 3 000 euros par dossier en vertu de l'article 700 du Code de procédure civile.
La base juridique de la décision du tribunal repose sur l'article L2312-8, II, 4° du Code du travail, qui exige la consultation du CSE lors de l'introduction de nouvelles technologies pouvant affecter l'emploi, les qualifications, la rémunération, la formation ou les conditions de travail. Le défaut de consultation a été considéré comme une « perturbation manifestement illégale » au sens de l'article 835 du Code de procédure civile. La cour d'appel de Paris a confirmé cela dans ses arrêts du 21 mai 2026. Le texte intégral des décisions est disponible pour consultation.
En France, les amendes administratives nécessitent généralement une autorité formelle, une procédure et une enquête. Cependant, la loi établissant les autorités de contrôle pour le **règlement sur l'IA** n'avait pas encore été adoptée à la mi-septembre 2026. Bien que le risque de non-conformité soit sérieux, il reste en suspens. Les ordonnances judiciaires urgentes, en revanche, sont immédiates et ne sont pas sujettes à négociation. Ces ordonnances n'imposent pas directement de sanctions financières, mais exigent plutôt la suspension immédiate des outils d'IA. Pour une entreprise ayant intégré un assistant d'IA dans son flux de travail, cela signifie un arrêt brutal des opérations plutôt qu'une sanction financière. Un dirigeant peut se préparer à une amende, mais pas à un arrêt imprévu des processus.
Trois points clés sont souvent négligés. Premièrement, l'article L2312-8 ne s'applique qu'aux entreprises employant au moins cinquante salariés. Pour les entreprises de moins de cinquante salariés, les articles pertinents (L2312-5 à L2312-7) n'exigent pas de consultation préalable sur les nouvelles technologies. Clarifier ce point permet d'éviter des inquiétudes inutiles et renforce la légitimité des règles. Deuxièmement, un avis négatif du CSE ne bloque pas la mise en œuvre des outils d'IA. Le CSE émet un avis, mais ne dispose pas d'un droit de veto, et si aucun avis n'est rendu dans le délai imparti, il est considéré comme négatif. Le problème ne réside pas dans l'opposition du CSE, mais dans l'absence de consultation. Troisièmement, la consultation doit avoir lieu avant le déploiement des outils d'IA, et non après. Dans les deux cas en question, les outils étaient déjà utilisés, ce qui a conduit à la décision du tribunal.
Les implications juridiques de l'utilisation de l'IA dépassent la simple consultation du CSE. Le 15 septembre 2026, le même tribunal a suspendu un projet dans l'une des entreprises visant à supprimer huit postes de secrétaires de rédaction, imposant une amende journalière de 8 000 euros. La direction s'est réservé le droit de faire appel. Cette décision repose sur une autre base juridique : un risque grave pour la santé physique et mentale des employés, étayé par une évaluation des risques qui a révélé l'absence de mesures préventives. Dix-neuf journalistes ont été concernés, et vingt-six publications ont été impactées. Cela montre que la relation entre l'IA et le droit du travail ne se limite pas aux consultations du CSE, mais inclut également des évaluations des risques, dont les effets peuvent être tout aussi immédiats.
Pour les dirigeants, une mesure pratique et sans coût consiste à inventorier et à recenser tous les outils d'IA actuellement utilisés, y compris ceux qui n'ont pas été officiellement adoptés. Ils peuvent ensuite rédiger des règles claires — quelques pages suffisent — précisant quels outils d'IA sont autorisés, à quelles fins, et quelles données ne doivent jamais être utilisées. Ces règles doivent également définir qui est responsable de l'approbation de nouveaux usages. Cette approche s'aligne sur l'article 4 du règlement européen sur l'IA, entré en vigueur en février 2025 et mis à jour en juillet 2026. Cet article exige des entreprises utilisant l'IA qu'elles favorisent la maîtrise de l'IA parmi leurs employés, sans seuil minimal d'effectif. L'essentiel est de consulter avant la mise en œuvre des outils d'IA, et non après, et de conserver un registre détaillé de toutes les actions. Une mesure qui ne peut être prouvée sera difficile à faire appliquer. L'auteur n'est pas juriste, et cet article s'appuie sur des décisions judiciaires publiques et ne constitue pas un conseil juridique.
Un tribunal français ordonne la suspension d'outils d'IA pour non-respect du Code du travail
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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