Le public français préoccupé par la confidentialité des données de mobilité

Les données de mobilité, comme les adresses de prise en charge et de dépose, sont devenues un enjeu majeur de protection de la vie privée en France. Une enquête révèle que 60 % des personnes considèrent ce type d'information comme sensible, tandis que 80 % des usagers réguliers de taxis et de VTC estiment que leurs données de déplacement en disent trop sur leur vie privée.

Une enquête révèle de fortes inquiétudes en matière de sécurité des données

Une enquête YouGov commandée par G7 montre que 87 % des Français s'inquiètent d'au moins un risque lié à leurs données personnelles en ligne. La principale crainte concerne un possible vol ou une fuite de données à la suite d'une cyberattaque, un risque qui préoccupe 81 % des personnes interrogées.

Le lieu de stockage des données, une préoccupation croissante

L'enquête indique également que 60 % des personnes interrogées s'inquiètent du stockage de leurs données en dehors de l'Europe. Cette inquiétude est plus marquée chez les personnes âgées : 91 % des 65 ans et plus redoutent une fuite de données, contre 66 % des 18 à 24 ans.

Des fuites de données récentes ont suscité l'alarme

Des cas concrets de fuites de données ont alimenté les inquiétudes du public. En septembre 2021, un espace de stockage en nuage contenant des centaines de milliers d'enregistrements provenant du portail clients d'une entreprise de taxis a été découvert. Il comprenait des informations personnelles et des détails de trajets. Plus de 130 000 personnes ont été touchées, avec des données remontant à 2016. En août 2026, un pirate a affirmé avoir accédé à une base de données d'une entreprise norvégienne de logiciels, révélant plus de 315 000 enregistrements.

Uber a également fait face à une fuite de données

En avril 2023, ZATAZ a rapporté qu'Uber avait subi une fuite de données lorsqu'un cabinet d'avocats travaillant pour l'entreprise s'était fait voler des informations sur des chauffeurs, notamment des numéros de sécurité sociale et des numéros d'identification fiscale. Ces incidents illustrent les risques liés au stockage et au partage de données de mobilité entre plusieurs entreprises.

Les utilisateurs français préfèrent un stockage local des données

Selon l'enquête YouGov, 54 % des Français préféreraient que leurs données de mobilité soient stockées en France, sous le régime du droit français et européen. Cette préférence est encore plus forte chez les usagers de taxis et de VTC, avec 59 % d'entre eux partageant cet avis. Toutefois, l'enquête ne fournit pas de détails sur sa méthodologie ni sur la taille de son échantillon.

Les véhicules autonomes soulèvent de nouvelles questions liées aux données

L'essor des véhicules autonomes ajoute de nouvelles couches de complexité à la sécurité des données. Lors du Mondial de l'Automobile de Paris, le directeur général adjoint de G7 a averti que les véhicules autonomes pourraient collecter d'énormes quantités de données à partir de capteurs et de caméras, ce qui soulève des questions sur leur stockage, leur accès et les lois applicables.

G7 prend des mesures pour sécuriser ses données

Face à ces inquiétudes, G7 a choisi d'héberger ses données sur des serveurs et des centres de données situés en France. L'entreprise a également annoncé un partenariat avec S3NS, filiale de Thales, afin de déployer à l'avenir des outils d'intelligence artificielle sur une infrastructure sécurisée et hébergée localement.